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Version complète : Topic Général Sur Les Ogm & L'agriculture : News, Arguments, Pétitions...
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chlorophylle
"On empoisonne nos enfants"

13/05/08 - interview
http://www.enviro2b.com/environnement-actu...40/article.html


Jean-Paul Jaud, célèbre réalisateur des grands directs sur Canal+, il est aussi l'auteur de différents documentaires sur la nature et l'environnement. Il vient de réaliser "Nos enfants nous accuseront", un film original et militant sur les bienfaits de l'agriculture bio, qui dénonce les dangers des pesticides sur notre santé.

Comment un réalisateur TV, spécialiste du foot sur Canal+ se retrouve à tourner un documentaire aussi engagé ?


J'ai toujours œuvré pour la nature. Je ne suis pas seulement un réalisateur de télé ou de sport, je suis également un documentariste. J'ai réalisé une série qui s'intitule « Quatre saisons en France » dont la première diffusion sur Canal était en 1993. J'ai donc une double vie !

J'ai toujours fait des films sur la nature. J'ai travaillé avec Bougrain-Dubourg quand il produisait ses émissions, et j'ai aussi fait des films animaliers. Mon premier documentaire, je l'ai réalisé en Bretagne. C'était sur les poules pondeuses élevées en plein air… en 1985 ou 86.

Nous avions pris à l'époque la défense d'un ingénieur qui avait décidé de faire un élevage de poules pondeuses en plein air et l'Europe lui interdisait à l'époque de porter la motion « élevées en plein air » sur ses boîtes. On refusait à cette personne ce que l'on autorisait pour les éleveurs de poules en batteries. Déjà à l'époque, l'Europe faisait la part belle aux pollueurs.

Cette sensibilité environnementale n'est donc pas nouvelle…

Non, on peut même dire que c'est l'aboutissement d'une position qui date depuis longtemps et la situation devient tellement inquiétante… La série « Quatre saisons en France » avait pour objectif de montrer tout ce qui pouvait disparaître, tout ce qui était beau et présentait des personnes qui mettaient le patrimoine en valeur. L'accueil avait été très bon et le film avait été primé dans plusieurs pays dont le Canada, les Etats-Unis et l'Autriche.

Pourquoi avoir choisi le thème du bio pour votre dernier film ?

Parce que je suis persuadé que le changement passera par notre alimentation. Quand on arrêtera de consommer des plantes qui poussent sur des sols morts parce que chimiquement tués, les plantes elles-mêmes ingérées par des animaux chimiquement maintenus en vie, nos sols, nos nappes phréatiques et notre santé s'en porteront mieux.

Quel a été votre point de départ ?

En fait, j'ai eu un cancer du colon il y a quatre ans, et je voulais savoir d'où cela venait. Les facteurs principaux de ce type de cancer sont l'obésité, or je n'ai jamais été obèse, le surpoids, je n'ai jamais été en surpoids, l'activité physique, j'ai toujours pratiqué une activité physique, ou l'alimentation. J'ai en donc déduit que cela provenait de l'alimentation.

J'ai donc cherché à savoir. J'ai rencontré des médecins, je me suis posé beaucoup de questions. J'ai baigné dans ce milieu là, assez terrifiant pendant quelques temps. Si beaucoup s'en sortent aujourd'hui, c'est à quel prix. Selon moi, on ne meurt pas toujours du cancer mais on n'en guérit jamais.

Par ailleurs, je suis très malheureux de voir dans quel état est notre planète aujourd'hui. J'ai toujours été un amoureux de la nature. J'ai eu une enfance merveilleuse à la campagne, entre la mer et l'océan. Et aujourd'hui le constat est terrible.

Justement, qu'avez-vous appris à l'issue de votre film ?

Que l'on s'empoisonne au quotidien et que surtout, on empoisonne nos enfants. (Le documentaire affirme que chaque année en Europe, 100 000 enfants meurent de maladies causées par l'environnement, que 70% des cancers sont liés à l'environnement dont 30% à la pollution et 40% à l'alimentation, NDLR)

Je ne suis pas parti tout seul. J'avais des conseillers. Le documentaire s'articule autour d'un colloque à l'Unesco en 2006 sur la santé et l'environnement, qui réunissait 76 scientifiques et médecins européens et américains. C'est autour de ce colloque que s'étayent toutes les données scientifiques et tous les constats.

Quel a été l'accueil des agriculteurs ?

Lesquels ? Conventionnels ? Selon moi, il existe vraiment deux mondes distincts en agriculture, le monde conventionnel et le bio. J'ai pris l'habitude de filmer sur un an. J'ai donc filmé pendant une année scolaire, la vie d'une cantine bio à Barjac où j'ai vécu presqu'un an.
J'ai donc rencontré tout le monde, aussi bien les agriculteurs conventionnels que les agriculteurs bio et à la fin, ils se sont ouverts alors qu'au début, ils faisaient part d'une certaine méfiance. Cela s'est plutôt bien passé.
Je considère que les agriculteurs conventionnels sont les victimes du système, d'un système mercantile et pollueur. Mais pour moi se sont avant tout des victimes qu'il faut aider à sortir de là.
Certains membres de la FNSEA ont eux aussi pris conscience qu'il fallait changer certaines choses. Beaucoup ont des cancers ou des début de cancers, ou ce sont leurs enfants qui sont malades. C'est très grave. Dans le film, on voit notamment un membre de la FNSEA qui a changé son activité pour devenir viticulteur bio.

Un bébé aujourd'hui naît avec près de 300 substances chimiques dans son cordon ombilical, et ce sont des scientifiques qui l'affirment. La situation est encore plus grave pour ceux qui manipulent ces substances, comme les agriculteurs conventionnels, qui sont en première ligne. Ce sont comme les personnes que l'on envoie au front, ils n'ont pas l'intention de tuer mais ils sont en première ligne. Là, ils n'ont pas l'intention de polluer, mais ils sont aussi en première ligne.

Comment expliquez-vous le silence autour de cette situation ?

Le poids des lobbies et surtout, ils sont pris dans un piège. Personnellement, j'ai découvert ce poids des lobbies dans mon premier documentaire sur les poules pondeuses. Les éleveurs de poule "traditionnels", étaient au départ appâtés avec des prêts, puis de la fourniture d'aliments, de matériels, et par la suite ils devenaient des esclaves, complètement dépendants de leurs prêts.

Avez-vous eu des contacts avec Jean-Louis Borloo ?

Je l'ai rencontré en effet. Il fait tout son possible pour remédier à la situation, ainsi que Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais s'ils font ce qui est en leur pouvoir, ils restent assez esseulés. Le reste de la majorité n'a selon moi pas encore tout compris… ou ne veut pas comprendre.

Et le Grenelle ?

Très important mais les rapports doivent être suivis d'actes.

Comment votre documentaire se retrouve-t-il à Cannes ?

Il n'a pas été sélectionné mais il sera au Marché du film. Il y aura une projection de presse organisée avec le WWF, qui après l'avoir vu, a décidé de parrainer le film.

Justement, lors de la réalisation de ce projet, vous étiez en contact avec certaines associations ?

Oui, avec celle de François Veillerette, le Mouvement pour le Droit au Respect des Générations Futures (MDRGF). François Veillerette est l'auteur d'ouvrages qui font référence sur les pesticides.

Une suite est-elle prévue ?

Tout à fait, toujours à Barjac. Dans ce film, j'ai choisi l'alimentation mais le sujet est beaucoup plus vaste, les produits d'entretien des maisons, les cosmétiques… le quotidien. Nous sommes entourés, cernés de molécules chimiques. C'est une situation qui produit des morts ! Il s'agira également de montrer les résultats de l'expérience menée dans la commune sur l'alimentation.

Jusqu'au milieu du 20ème siècle on a mangé bio. Pourquoi désormais, doit-on manger chimique ? Les centenaires mangeaient bio quant ils avaient 20 ans. L'avenir passe par l'agriculture sans pesticides ni molécules chimiques.

Ce problème a été posé par plein de films mais ils ne donnent pas de solutions. Le mien a le mérite de proposer des solutions. Il faut consommer autrement. C'est un état d'esprit, une mentalité qu'il faut changer. La Terre ne peut plus vivre comme cela. J'estime que ce film s'adresse principalement aux mamans qui sont les principales actrices de ce changement.


Pour en savoir + : www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com
chlorophylle
Le président de la Commission a lancé un sondage électronique sur l'objectif de 10% d'agrocarburants obligatoires dans les carburants automobiles.

Le score est resté à 95% en faveur de cet objectif catastrophique sur les plans environnemental et social pendant un petit moment... L'industrie a bien mobilisé. brow.gif

Cependant, les citoyens se sont réveillés, et là : on est à 77% CONTRE les 10% d'agrocarburants !! A vous ! grin.gif

Le sondage se trouve à droite, dites juste si vous voulez oui ou non que la comission reste sur son but de 10% d'agrocarburants (un simple clic) :

http://ec.europa.eu/commission_barroso/pre...ap/index_en.htm
chlorophylle
FACE À L'ARRIVÉE DES OGM EN FRANCE : UNE AUTRE SOLUTION TRÈS INTÉRESSANTE

Mobilisez-vous, si on adhère massivement à cette association, elle pourra devenir une association de consommateurs et disposera de nouveaux droits d'attaque vis-à-vis du gouvernement pro-OGM.

Pour cela, elle doit avoir au moins 10 000 adhérents, là on y est presque, puisqu'on est à 7095 !. C'est pas cher du tout : à partir de 6 euros PAR AN, on est adhérent. !! même fauché, c'est jouable quoi amused.gif , en plus 66% de ce don est déductible des impôts, ce qui donne une cotisation à 2,04 euros par an ! Je ne vous ferai pas l'affront de vous donner ce que ça vous coûterai par mois pour soutenir le bio en France par le biais de cette association de consommateurs whistling.gif

Il s'agit de fédérer les personnes consommant du bio, ou désirant pouvoir continuer à en consommer à l'avenir (même de manière occasionnelle, c'est un début), promouvoir ce mode d'agriculture, empêcher les agriculteurs d'être attirés par les sirènes des multinationales de l'agrobusiness, bref, c'est une bonne opportunité

http://www.bioconsomacteurs.org/index.php

smile.gif
chlorophylle
Monsanto : l'intox continue
samedi 31 mai 2008

www.quechoisir.org/

Quelques pépites, oui oui... wub.gif wub.gif

En janvier 2007, Monsanto était condamné une première fois à Lyon pour publicité mensongère. Une nouvelle procédure vient d'être engagée pour le même motif devant le tribunal correctionnel de Nanterre. En cause cette fois : des spots diffusés en 2002 à la télévision.

Quand les beaux jours sont de retour, les envies de jardinage ont tendance à ressurgir. Monsanto en a profité, fin avril, pour faire la promotion de son herbicide, le Roundup, sous la forme de plusieurs fiches dans la presse régionale et nationale. Son ambition : « démêler le vrai du faux » wub.gif concernant le désherbage. Rien de moins. Sauf que le géant de l'agrochimie se garde bien de dire toute la vérité sur son pesticide vedette. Et passe notamment sous silence les procédures en cours contre lui pour publicité mensongère. L'ancien président de Monsanto France, Jean-Pierre Princen, vient en effet de se voir signifier son renvoi devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Il est poursuivi pour avoir diffusé à la télévision, en 2002, des spots ne faisant pas la distinction entre le produit destiné aux particuliers et celui réservé à l'agriculture, plus dangereux pour l'environnement et les milieux aquatiques.

Monsanto a un autre rendez-vous avec la justice le 4 juin prochain, à Lyon. Son appel d'une première condamnation, en janvier 2007, y sera examiné. Le tribunal avait infligé à l'industriel 15 000 euros d'amende, là encore pour publicité mensongère. Cette fois, une campagne dans les magazines et datant de 2000 était en cause : elle présentait le produit comme « biodégradable » wub.gif et « laissant le sol propre ». wub.gif Un comble, quand on sait que le glyphosate, la matière active du Roundup, est un véritable poison pour l'environnement et la santé. Il pourrait même, selon certaines études scientifiques, être cancérigène.

En réalité, le feuilleton judiciaire n'est pas près de s'arrêter. Car l'association Eau et rivières de Bretagne, impliquée dans chaque action en justice, n'a pas l'intention de laisser passer la dernière offensive publicitaire en date à la gloire du Roundup. Elle pourrait porter plainte dans les jours qui viennent.

Anne-Sophie Stamane
chlorophylle
Une autre merveille à peine croyable grin.gif :

C'est génial comme principe : si un OGM non autorisé est trouvé, on le tolère. A quoi servent les procédures d'autorisation ??? saywhat.gif

OGM : consensus pour des seuils de tolérance sur les semences non autorisées - 27/05/2008

La plupart des ministres européens de l’agriculture n’ont pas affiché de réticences, le 26 mai à Maribor (Slovénie), en marge d’une réunion informelle, à l’idée d’instaurer un seuil de tolérance pour la contamination des produits agricoles par des OGM non autorisés. (Oh chouette alors ! on en rêvait, ils le font wub.gif )

Joseph Pröll, le ministre autrichien de l’environnement et de l’agriculture a indiqué qu’il prenait des contacts avec plusieurs délégations pour s’opposer à un tel seuil. Mais il s’est montré peu optimiste sur ses chances de constituer une minorité de blocage. À ce stade, seul le Luxembourg ou la Finlande se refusent à toute remise en cause du principe de tolérance zéro. Pour sa part, le ministre portugais de l’agriculture, Jaime Silva, a indiqué que, s’il se situait en dessous de 1%, le seuil avait toutes les chances de remporter l’adhésion des États membres. De même, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Suède, le Danemark, la Lettonie ou la Roumanie ont défendu le principe de « solutions techniques » au problème des contaminations. Plusieurs délégations ont estimé qu’il était avant tout nécessaire de s’entendre sur un seuil de détection. La commissaire européenne à l’agriculture, Mariann Fischer Boel a insisté sur la nécessaire « sécurité juridique » à offrir aux importateurs.

http://www.agpb.com/fr/depeche/depeche.asp#3091
chlorophylle
Admirez la perversité de l'argumentation... alors que la flambée des prix de l'alimentaire est due à la conversion des terres vivrières en terres destinées à produire des agro-carburants, ainsi qu'à la spéculation sur les matières premières agricoles (Cf. émission C dans l'air du 24 Avril 2008 encore visionnable ici :
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-f...id_article=2780 ), voilà qu'on veut nous forcer la main pour précipiter les OGM massivement sur nos terres. Je crois que c'est un des arguments les plus torves que j'ai jamais vu dans le genre.



UE: Fischer Boel souhaite plus d'OGM pour freiner l'envolée des prix alimentaires

PARIS (AFP) - La commissaire européenne à l'Agriculture Mariann Fischer Boel estime que l'Union européenne devrait approuver plus vite les OGM et se montrer plus souple avec leurs importations pour freiner l'envolée des prix alimentaires, dans un entretien à La Croix à paraître mercredi.

"Il faut (...) étoffer les effectifs de l'Agence européenne de la sécurité alimentaire pour qu'elle accélère son processus d'approbation des OGM (organismes génétiquement modifiés, ndlr), sans bien sûr - et c'est important - remettre en cause la qualité de son travail", estime Mme Fischer Boel. (NB : notez bien, "processus d'approbation", pas "d'évaluation", c'est-à-dire qu'elle est déjà d'accord pour le feu vert quoi qu'on présente devant l'assiette)

"Notre trop lente approbation des OGM pèse dans les prix alimentaires" (parenthèse : depuis quand des décisions aussi lourdes de conséquences pour les générations à venir devraient-elles se prendre dans une telle précipitation ? toujours vite, plus vite... pour ne surtout pas prendre le temps de la réflexion et de l'analyse scientifique et toxicologique), poursuit-elle, alors que s'est ouvert mardi un sommet de la FAO consacré à la crise alimentaire mondiale.

"Nous devons aussi débattre de notre tolérance zéro d'importations d'OGM non approuvés", affirme la commissaire, qui estime qu'avec cette règle, "on est en train de se tirer une balle dans le pied !"

Selon elle, "ce refus conduit aujourd'hui à renvoyer une cargaison complète de soja ou de maïs d'Amérique du Sud pour l'alimentation animale lorsqu'il n'y a qu'une petite trace d'OGM. Du coup nos éleveurs payent plus cher".

"C'est complètement stupide et inacceptable que des prix élevés empêchent notre élevage d'être compétitif. Car, pendant ce temps, on importe de la viande de boeuf brésilien, qui a été nourri par des OGM qui n'ont même pas été approuvés en Europe, ce que les consommateurs ignorent parce que ce n'est pas étiqueté", explique-t-elle.




Encore une contamination, et ce coup-ci par du colza non autorisé... je vous ai mis tout à l'heure des infos quant aux lois qu'ils essayent de mettre en place afin de pouvoir tolérer des OGM non autorisés dans les cultures... voici l'illustration de comment ils forcent la main, pratiquent la politique du fait accompli afin de passer en force au niveau de la loi. Comme par hasard cette contamination a lieu alors que se décide la loi concernée. Pur hasard n'est-ce-pas...


Belgique: des champs de colza contaminés par des OGM interdites

BRUXELLES (AFP) - Quinze parcelles de colza de la société Bayer Crop Science ont été contaminées en Belgique par des OGM (organismes génétiquement modifiés) non autorisés en Europe, a annoncé mardi le ministère belge de la Santé publique.

"Cette contamination est inadmissible", s'est insurgé mardi soir le ministre wallon de l'Agriculture et de l'environnement Benoît Lutgen dans un communiqué.

"Il s'agit d'une nouvelle preuve du caractère incontrôlable des cultures d'OGM et de leur mise sur le marché", a ajouté M. Lutgen.

Le ministre wallon --l'agriculture est régionalisée en Belgique-- a annoncé son intention "d'utiliser toutes les voies possibles pour exiger de réelles mesures réparatrices de la part de Bayer et de faire appliquer strictement le principe +pollueur-payeur+".

La société Bayer, spécialisée notamment dans l'amélioration des cultures, a elle-même informé les autorités belges de cette contamination, qui s'est produite lors de la réalisation le 6 mai d'un semis de colza conventionnel, selon un communiqué du ministère.

"Le lot de semences conventionnelles a été contaminé par 5% de colza OGM", précise le texte. Une enquête provisoire faite par la multinationale indique que cette contamination a pour origine une "erreur humaine".

Les champs où Bayer Crop Science fait les essais en question sont situés sur quatre sites en Wallonie (sud de la Belgique) et en Flandre (nord). Quinze "mini-parcelles" ont été ensemencées avec le lot contaminé.

La société a pris "diverses mesures pour empêcher la dissémination des OGM non autorisés", telles que l'arrachage et la destruction des jeunes plants.

Selon le communiqué, les plantes étaient toujours au stade végétatif au moment de leur destruction et n'avaient donc pas encore eu le temps de fleurir ni de produire de graines. Pour éviter les repousses de colza, éventuellement génétiquement modifiées, les parcelles resteront sous contrôles pendant plusieurs années.

Le ministère va informer la Commission européenne et les autres Etats membres de la situation et des mesures prises.
chlorophylle
ça barde ...



Le site de base :
http://www.fermeenville.fr/

Le pastiche :
http://www.lafermeenville.fr/


Je vous mets les captures d'écran du site officiel et du site détourné au cas où le deuxième est fermé par décision de justice. Si il est fermé, j'ai aussi des captures d'écran des textes satiriques présentés... wink.gif


L'attaque de la chambre d'agriculture :


Baiona : "La ferme en ville" et la mauvaise graine

04/06/2008

Organisateurs de la manifestation prévue ce week-end à Bayonne (Baiona), la Chambre d'Agriculture de Pau a déposé plainte contre un site pastiche de "consommateurs en colère" et ses 25.000 visites en 5 jours

Si vous vous souvenez exactement de son adresse exacte, www.fermeenville.fr, la page s'ouvre d'un "click" sur un graphisme souriant et détendu : vaches moutons petites poulettes et leurs poussins vous accueillent pour vous présenter le salon agricole qui ouvrira ses portes ce samedi pour deux jours de présentation du monde agricole.

En revanche, si vous tapez sur Google "ferme en ville Bayonne", vous tombez sur une autre adresse, www.lafermeville.fr, qui vous propose un pastiche très contestaire du site original : les animaux semblent nettement moins en forme, les mentions "Concours de désherbants" ou "Animaux vivants - sous réserves" complètent un graphisme très proche. Jusqu'au nom donné à cette contre-manifestation : "La ferme en vrille"

Un mystérieux responsable

Exemple d'une cyber-action menée par un dénommé "Raymond Santeau", à rapprocher de Monsanto, firme américaine qui affiche l'objectif d'une "agriculture de qualité, compétitive et durable" mais qui est surtout connu pour ses créations d'OGM.

La gendarmerie a donc été saisie de l'affaire mais il semble probable que cette cyber-action s'évanouira dès que le Salon fermera ses portes dimanche soir.

Le courroux des organisateurs doit pouvoir s'expliquer par le coût de leur communication, là où, gratuitement et sans agence de communication, la cyber-action a recueilli plus de 25.000 visites en cinq jours seulement et 250 commentaires, pour un site désormais étendard du mouvement anti-OGM à un niveau national. mdrire.gif

La place du débat

La cyber-action s'appuie également, article après article, le positionnement supposé ou avéré de la Chambre d'Agriculture sur les OGM, sur les biotechnologies, sur les pesticides, un positionnement qui n'apparait nulle part sans cela. Les organisateurs se sentent-ils coupables de diffamation ?

"Un salon n'est pas forcément l'endroit d'un débat public. Traiter le problème de fond, sur les OGM en particulier, on le fera, mais plus tard. De toute façon, il y a très peu de gens au Pays basque qui pratiquent la culture OGM parce que nous avons la chance de ne pas avoir de problème de production sur nos sols ici", explique Marc Aramendi de la Chambre d'agriculture du département.

Avant de rajouter : "Ces opposants sont très imaginatifs, cela faisait déjà plus d'une semaine que nous avions déposé une plainte contre eux mais ils savent parfaitement rester dans la légalité. Ils auront toujours une longueur d'avance sur nous, on est bien obligé de relativiser tout ça. On espère juste que, sur le Salon, samedi, ça se passera bien. Mais on n'en sait rien."

Et de conclure : "Jamais vous n'entendrez des propos comme ça venant de notre part concernant Lurrama".

Les auteurs de la cyber-action restant indétectables, toute comparaison ou accusation n'engagera bien entendu que les auteurs de cette déclaration...
chlorophylle
Les grands semenciers brevètent les gènes d'adaptation au changement climatique
LE MONDE | 09.06.08 | 15h17

Monsanto, premier producteur mondial de semences transgéniques, a publié le 4 juin, à Saint-Louis (Etats-Unis), un "engagement en trois points" : la firme s'engage à "doubler la productivité du maïs, du soja et du coton en 2030 par rapport à 2000", à "développer des semences qui réduiront d'un tiers les ressources requises" d'eau et d'engrais, et à aider "à améliorer la vie des paysans, dont cinq millions des plus pauvres, en 2020". Intervenant alors que se tenait à Rome la conférence de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) sur la crise alimentaire, la démarche vise à convaincre que les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont un atout pour faire face à ce problème et au changement climatique.

Mais pour les chercheurs indépendants d'ETC Group (Action Group on Erosion, Technology and Concentration), basés à Ottawa (Canada), la démarche des grandes firmes semencières vise d'abord à s'assurer des positions commerciales profitables. Dans un rapport publié en mai (www.etcgroup.org), ETC Group révèle que Monsanto, Bayer, BASF, Syngenta et d'autres firmes ont déposé 532 brevets sur des séquences génétiques favorisant l'adaptation au changement climatique. A elles deux, Monsanto et BASF détiennent 49 % des groupes de brevets concernés. Ces deux entreprises avaient annoncé, en mars 2007, un partenariat de 1,5 milliard de dollars pour développer des plantes résistantes à des conditions climatiques néfastes - "probablement le plus grand accord privé de recherche jamais enregistré", dit ETC Group.

Ce dernier détaille les projets des principales firmes qui proposeront dès 2010 des plantes supposées adaptées à la sécheresse. Les compagnies cherchent à impliquer les grands organismes de recherche publique dans leur démarche, tels le Cimmyt (Centre international d'amélioration du maïs et du blé) ou le CGIAR (Groupe consultatif international de recherche agricole). Un programme pour développer des OGM en Afrique a ainsi été lancé par le Cimmyt avec un soutien de 47 millions de dollars de la Fondation Bill et Melinda Gates.

Pourquoi ces dépôts de brevets par les multinationales des semences sont-ils critiqués par ETC Group ? D'une part parce qu'ils risquent de distraire des ressources nécessaires à une recherche agronomique plus proche des besoins des petits paysans. Selon ETC Group, la recherche biotechnologique prolonge le modèle agro-industriel alors que la communauté des agronomes affirme que la priorité pour faire face aux crises est le soutien à l'agriculture vivrière et aux petits paysans. Cela a été clairement exprimé dans un rapport de l'ONU élaboré par la communauté scientifique et publié en avril. ETC Group cite aussi plusieurs exemples où la recherche agronomique classique parvient à élaborer des riz adaptés à des conditions très sèches.

D'autre part, le dépôt de brevets sur les gènes de familles de plantes pourrait rendre difficile aux organismes publics de recherche et aux groupes de petits paysans l'accès aux banques de semences : "Si les compagnies multinationales contrôlent les gènes-clés de la résistance à la sécheresse dans des cultures transgéniques (...), les chercheurs publics pourraient être accusés de violer les règles de propriété des gènes brevetés", s'inquiète le rapport.

Enfin, les experts soulignent que la création de plantes OGM résistantes à la sécheresse soulève de nombreux problèmes scientifiques qui sont loin d'avoir été résolus. Ainsi, selon un phénomène biologique appelé pléiotropie, le gène introduit pourrait commander d'autres caractéristiques de la plante que sa seule capacité à résister au manque d'eau.

La pression pour imposer les solutions transgéniques a été observée sur un autre front, lors de la Conférence sur la biodiversité qui s'est achevée à Bonn le 30 mai. Face à l'opposition des Etats-Unis et du Brésil, les pays africains n'ont pu obtenir le moratoire temporaire qu'ils souhaitaient sur la diffusion des arbres transgéniques, le temps d'analyser l'effet qu'ils pouvaient avoir sur les écosystèmes. Les arbres OGM pourraient produire... des agrocarburants à base de cellulose.

Hervé Kempf
chlorophylle
Décotiquons rapidement une info apparemment innocente... mais qui s'avère assez douteuse


Les inondations aux Etats-Unis pourraient peser sur le prix des céréales
LE MONDE | 20.06.08

Les inondations que subit le Midwest américain sont de mauvais augure pour les prix des biens alimentaires, qui ont déjà connu une forte augmentation. Alors qu'une détente des cours des céréales était espérée en 2008, la baisse de récolte dans le grenier à grains américain due aux intempéries pourrait remettre en cause la tendance, au moins partiellement.

Selon le secrétaire d'Etat à l'agriculture, Ed Schaffer, en visite comme George Bush dans l'Iowa jeudi 19 juin, plus de 1,5 million d'hectares de culture seraient endommagés. Surtout des champs de maïs et de soja. Ces derniers jours, plus de vingt digues retenant le Mississippi en crue ont lâché, laissant l'eau recouvrir de nouveaux champs. D'autres pourraient céder. L'Iowa, premier producteur américain de maïs et de soja, est aussi l'Etat le plus touché : 20 % de la récolte sont menacés. (...)


Ce qu'il faut savoir c'est que l'IOWA est le principal état américain où des OGM sont massivement plantés et que ces mêmes OGM (maïs et soja) sont massivement destinés à produire des agrocarburants (j'ai des émissions assez intéressantes passées sur la télé publique sur ce sujet rolleyes.gif )

ARBITRAGE DÉLICAT

S'il est trop tôt pour quantifier l'impact des inondations sur la production américaine, et sur les prix mondiaux, les spécialistes rappellent que la situation était déjà des plus tendues sur le marché américain du maïs. Ceci alors que la demande va croissant du fait de la hausse de la consommation mondiale de viande - le maïs est l'un des aliments de base pour nourrir le bétail - et l'essor du bioéthanol. En 2008, les agriculteurs américains ont consacré 8 % de surfaces en moins au maïs qu'en 2007, année record. Ils ont préféré semer du soja, dont les prix ont grimpé plus vite que ceux du maïs.

Résultat : avant même les inondations, les Etats-Unis avaient déjà prévu que la part de la récolte américaine de maïs (300 millions de tonnes au total) réservée à l'alimentation animale serait réduite, ainsi que celles consacrées aux stocks et aux exportations. En revanche, ils tablaient sur une augmentation de 20 millions de tonnes des quantités réservées au bioéthanol, à plus de 100 millions de tonnes, soit 70 % de ce que produit la Chine, deuxième producteur mondial. Une attitude qui alarme le reste du monde, mais aussi les éleveurs américains, car le phénomène, ajouté à celui des inondations a un impact sur les prix de l'alimentation animale. En pleine campagne électorale, l'arbitrage sera délicat entre le prix du gallon d'essence et celui du steak haché. Laetitia Clavreul


Ici on voit clairement que la hausse des prix des matières premières agricoles est liée aux choix stratégiques d'affectations et à la spéculation. Des déluges il y en a eu d'autres sans que les prix s'envolent. Pour eux, cela relève surtout d'une bonne excuse. Par ailleurs, les OGM sont plus chers et nécessitent après quelques années un achat supplémentaire de pesticides car les ravageurs développent des résistances assez féroces (beaucoup plus vite qu'à l'accoutumée). Donc au final, le surcoût est facturé au consommateur (qui paye plus pour être empoisonné à petit feu et empoisonner la Terre qu'il laissera à ses enfants, un comble de cynisme).

Au final, le fait que les champs d'OGM de l'IOWA soient foutus est une bien bonne nouvelle rolleyes.gif reste que toute cette eau va ramener avec elle bien des saletés présentes dans ces plantes... sic


A+

(...)
chlorophylle
Pétition FNE contre les pesticides dans notre agriculture :
http://www.fne.asso.fr/PA/agriculture/pest...es-petition.htm
chlorophylle
OGM : la «solution purement technique» de Bruxelles pour faciliter les importations

Les services de la Commission de Bruxelles sont parvenus à élaborer une «solution purement technique» pour faciliter les importations de produits agricoles contaminés par des OGM non autorisés. Ils suggèrent, dans un document interne transmis aux commissaires européens, qu'il est possible, sans consulter le Parlement de Strasbourg, de fixer un seuil de détectabilité à 0,1 %. Un tel seuil permettrait aux Vingt-sept de ne plus ordonner la saisie de cargaisons entières de riz, de maïs ou de soja si elles ne présentent que de faibles traces d'un transgénique encore interdit en Europe. De plus, les services européens indiquent, qu'en raison des «incertitudes liées à l'échantillonnage et aux analyses», les États membres pourraient multiplier le seuil par 2 ou par 3 avant de demander aux douanes de consigner un lot. Ce qui porterait en fait le niveau de tolérance de l'UE à 0,2 % voire 0,3 %. Une proposition sera soumise aux experts des Vingt-sept «avant l'été».

Source AgraFil
chlorophylle
Excellent article pour ceux qui sont intéressés par le sujet :
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/05/BAILLARD/15864
chlorophylle
Bové et les faucheurs d'OGM lancent le mouvement des semeurs volontaires
Dimanche 13 juillet

GRIGNY (AFP)

Le leader altermondialiste José Bové a annoncé dimanche le lancement du mouvement des semeurs volontaires, en marge de l'Assemblée générale du collectif des faucheurs volontaires qui se déroule de samedi à lundi à Grigny (Rhône).

"Nous avons décidé de lancer le mouvement des semeurs volontaires, afin d'élargir notre action", a déclaré M. Bové lors d'une conférence de presse organisée sur les bords du Rhône.

"L'objectif est de dénoncer toutes les formes de privatisation du vivant, en permettant des échanges gratuits de semences", a-t-il expliqué.

Actuellement, seules les semences ayant obtenu un certificat sont référencées dans le catalogue des semences et autorisées à la vente. Elles sont généralement fabriquées par des grands groupes, ce que les faucheurs volontaires veulent contrecarrer.

"On va lancer un mouvement d'échanges gratuits et désobéir en plantant dans son champ, dans son potager ou sur son balcon des semences interdites", a indiqué M. Bové en soulignant ne pas savoir à quel type de poursuites son mouvement s'expose.

"Il ne s'agit pas d'un changement d'objectif", a insisté le leader altermondialiste. "S'il y a besoin de faucher, nous continuerons de faucher", a-t-il prévenu, rappelant son opposition à la loi OGM.

"On se bat depuis 11 ans contre les OGM parce qu'ils sont brevetés et qu'à travers ces brevets, les firmes essaient de privatiser le vivant", a-t-il expliqué.

"Aujourd'hui d'autres firmes s'appuient sur les Certificats d'obtention végétale (COV) pour obliger les paysans et tous les gens qui font du jardinage à racheter tous les ans leurs semences", développe-t-il.

"C'est un nouveau hold-up sur les paysans et sur les citoyens qui utilisent des semences", a renchéri M. Bové.

La "privatisation" des semences est apparue au milieu des années 90, "lorsque il a été décidé que les aides publiques devaient être orientées et données uniquement lorsqu'on utilisait des semences du commerce", explique François Dufour, membre du collectif des faucheurs volontaires de la Manche.

"On a fait payer l'ensemble des agriculteurs et une poignée de semenciers s'est approprié le droit de gérer les semences qui étaient inscrites à l'intérieur du catalogue", a-t-il déploré.

Le mouvement des semeurs volontaires devrait connaître un temps fort le 28 octobre prochain à l'occasion de la 15e session du Comité international de bioéthique de l'Unesco à Paris.

"Nous appelons l'ensemble des organisations paysannes, de l'agriculture biologique et des mouvements environnementalistes à coordonner un contre-sommet pour la liberté des semences", a-t-il lancé.

Ce contre-sommet se tiendra à Paris, dans un lieu qui reste à définir.
fabien²
CITATION
OGM ­ Nul besoin des modifications génétiques : des solutions non­OGM existent !


Non.

Regarde une bactérie, concentre-toi très fort, et essaye de lui faire produire de l'insuline. Cela ne fonctionnera pas, à l'état naturel aucune bactérie ne produira d'insuline humaine. Aujourd'hui, des bactéries ogm permettent aux diabétiques de vivre. Avant, cette maladie était une condamnation à mort à plus ou moins long temps selon sa gravité. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.

Donc non, les omg ne sont pas inutiles. Ils sont même indispensables dans certains cas. Je suis contre la culture plein champ de 95% des ogm du marché. Mais ogm, c'est une technique, un outil. Et un outil n'est pas mauvais par nature. Cela dépend de l'utilisation que l'on en fait. En réalité, je suis contre Monsanto et tous les technocrates inconscients de ce qu’ils sont en train de faire. Je pense qu’il faut s’opposer très fermement à leurs pratiques commerciales et scientifiques. Mais sans se tromper de cible.

Dans l’ingénierie agricole il existe une sorte de Saint-Graal. C’est la symbiose avec la Sinorhizobium meliloti, une bactérie de type rhizobium. Elle existe dans la nature en symbiose avec quelques rares plantes comme la luzerne. Enfin la luzerne est une plante très commune, ce qui est rare, c’est le nombre de plante compatibles à la SM.

Au moyen âge, on utilisait la jachère pour redonner de la matière organique à un champ. Et pour ces jachères, on plantait de la luzerne pendant un an. En fait, grâce à cette bactérie (séquencée en 2001 je crois), la luzerne peut utiliser l’azote de l’air. Écologiquement, ça a un intérêt monstrueux : elle peut pousser sans aucun engrais. L’engrais, c’est, au final, de l’azote à mettre dans le sol. L’air étant constitué essentiellement d’azote, la luzerne n’en a absolument pas besoin.

Bref, ça fait 150 ans qu’on essaye de faire passer cette symbiose à d’autres cultures sans grande réussite. Réussir à transférer cette capacité aux autres plantes de culture signifierait simplement la fin de l’engrais dans l’agriculture. Ce qui serait tellement génial. En termes de pollution comme en termes de production pour les pays du tier monde. Je ne pense pas qu’on y arrive par une voie classique. A mon sens, c’est le but ultime de la technologie ogm.

Par contre, évidement, les grandes boites de bioingénérie vivant à 60% de la vente d’engrais, ce n’est pas demain qu’elles se lanceront dans cette recherche là.
chlorophylle
CITATION(fabien² @ 16 Jul 2008, 01:34) *
CITATION
OGM ­ Nul besoin des modifications génétiques : des solutions non­OGM existent !

Non.


Aaaaah, quelqu'un qui a une licence de biologie, ça va jargonner ! désolée les gens grin.gif

Alors, à propos de ce que tu cites (mon précédent post), tu voies que je développe essentiellement les alternatives viables aux PGM (Plantes Génétiquement Modifiées), donc j'aurais dû dire PGM et non OGM. Avec cette précision et les exemples développés, le "Non." se relativise aussi du coup. Il y a énormément d'expériences ayant débouché sur des alternatives plus que viables, seulement ça ne brosse pas les intérêts de quelques tenants de l'agro-alimentaire dans le sens du poil. Et ça, j'ai beaucoup échangé sur le sujet avec des paysans pur souche de tous les pays (dont USA, ils en reviennent vite des OGM là-bas).

En effet, il faut bien comprendre les différents types d'OGM, dans le cas de la production d'insuline par les bactéries on est par exemple dans autre chose que les PGM insecticides et pesticides qui inondent les marchés.

Pour plusieurs raisons (je redis OGM et non PGM car je prends aussi en compte les saumons transgéniques par exemple) :

- Déjà, c'est produits en incubateur/fermenteur, dans un milieu fermé, le risque de dissémination est nul contrairement aux autres OGM (je ne parle pas ici du célèbre gène Terminator qui voulait règler le problème épineux de la pollenisation)
- Ensuite, cette insuline ne sera théoriquement ingérée que par des gens qui en ont besoin, si tu n'en a pas besoin tu ne te retrouveras pas à être obligé d'en ingurgiter, contrairement aux OGM qui rentrent de toutes parts dans la chaine alimentaire.
- Enfin, contrairement aux autres OGM toujours, que tu vas ingurgiter en totalité avec les risques que cela soulève et que Séralini a pointés par exemple, l'insuline récupérée n'est pas OGM, la bactérie ayant reçu le gène codant n'est qu'un véhicule dont on se débarrasse à la fin... (pour faire court), on n'ingurgite donc pas l'OGM dans ce cas là. On utilise juste les formidables propriétés de multiplication des bactéries afin qu'elle travaillent à produire de l'insuline, puis on récupère cette seule insuline à la fin, laissant la bactérie GM de côté.

Nous avons donc l'exemple ici d'une technique de modification génétique plus acceptable. Je dis plus acceptable, car il faut rester humble devant la vie et on n'a pas encore assez de recul non plus (mais on peut plus étudier les conséquences car ça date de 1978 et qu'on sait qui a pris quoi comme traitement, et dans quelle quantité... ce qui n'est pas le cas avec les OGM alimentaires par exemple). Biosidus, une entreprise argentine, a modifié le patrimoine génétique de vaches afin qu'elles produisent de l'insuline humaine... on peut sérieusement se poser des questions. Je trouve dangereux et naïf d'espérer chosifier ainsi le vivant.

Par ailleurs, il a fallu 5 ans pour que soit commercialisé le premier médicament pour diabétiques issu de ces recherches (1983 si je me rappelle bien), aujourd'hui la majeure partie des OGM/PGM est soumise à une évaluation bien plus courte, beaucoup plus courte, avant d'être mise sur le marché. Il y a une fracture terrible entre recherche fondamentale et recherche appliquée dans le monde à l'heure actuelle, aux dépends de la première. Il faut toujours aller plus vite, mettre sur le marché plus vite. Aujourd'hui, les PGM sont testés 3 mois sur les rats le plus souvent, au moment où ils finissent leur croissance et que les perturbations métaboliques peuvent apparaître. Il y a déjà eu des études que Monsanto a ripoliné, nous le savons tous, et nous avons vu comment ils s'y sont pris. Il a fallu batailler juridiquement pour avoir accès à ces études qu'ils ont tenté de dissimuler et de présenter à leur sauce. Puis les tests ont été refaits, et c'est beau ce qui en est ressorti. Les périodes d'évaluation devraient être beaucoup plus longues, beaucoup plus longues... après tout, nous avons affaire là à des plantes-pesticides pour la plupart, alors elles doivent être évaluées comme des pesticides... peut-être plus, mais en aucun cas moins.

CITATION(fabien² @ 16 Jul 2008, 01:34) *
Donc non, les omg ne sont pas inutiles. Ils sont même indispensables dans certains cas. Je suis contre la culture plein champ de 95% des ogm du marché. Mais ogm, c'est une technique, un outil. Et un outil n'est pas mauvais par nature. Cela dépend de l'utilisation que l'on en fait. En réalité, je suis contre Monsanto et tous les technocrates inconscients de ce qu’ils sont en train de faire. Je pense qu’il faut s’opposer très fermement à leurs pratiques commerciales et scientifiques. Mais sans se tromper de cible.


Oui, tout à fait. Science sans conscience etc... Et renforcer la recherche fondamentale, et protéger les chercheurs qui interpellent l'opinion publique afin qu'ils ne subissent pas de pressions de leur hiérarchie, empêcher que ce soit les producteurs d'OGM qui viennent avec les études de toxicité devant les commissions d'évaluation (autant laisser faire faire une analyse sur les bienfaits du pétrole à Total hein !).

Perso, j'ai rien à gagner à m'opposer à ce qui se passe là, je suis designer et c'est de ça que je vis, je n'ai aucune sorte d'intérêt financier dans ça, et ça délie les langues et l'esprit... le site du gouvernement sur les bienfaits absolus et sans conteste des OGM, ça me fait doucemement rigoler quand je vois Jean Bizet (pour n'en citer qu'un afin de ne pas endormir l'auditoire d'une liste de noms interminable), sénateur et rapporteur de la loi sur les OGM dernièrement, qui est comme par miracle un ultra de la doctrine GM alors qu'il est l'un des membres fondateurs du MOMA... qui lui est présidé par Pagesse, président de Limagrain, énorme semencier pro-ogm !

Soyons un peu sérieux là. Et surtout ne claironnons pas l'objectivité. Suffit de lire les compte rendus de séances sur le site du Sénat pour comprendre à quels doctrinaires on a affaire là.
Bizet fustige en l'occurence sans cesse le "terrorisme intellectuel" des anti-OGM, il a demandé à ce que Nathalie Kosciusko Morizet ne figure pas au Sénat, en raison de sa modération. Comment comprendre ceci ? Par ailleurs, méditons méditons sur les gens qui emploient à l'heure actuelle l'accusation de terrorisme à tout va... souvent c'est pour justifier la mise en place de choses pas très démocratiques.

CITATION(fabien² @ 16 Jul 2008, 01:34) *
Dans l’ingénierie agricole il existe une sorte de Saint-Graal. C’est la symbiose avec la Sinorhizobium meliloti, une bactérie de type rhizobium. Elle existe dans la nature en symbiose avec quelques rares plantes comme la luzerne. Enfin la luzerne est une plante très commune, ce qui est rare, c’est le nombre de plante compatibles à la SM.


Oui, mais là on a des études aussi qui invitent à la prudence et à l'expérimentation en milieu confiné :

"For example, a recent review reports that GM S. meliloti strains persisted in the soil for six years, even in the absence of the legume hosts. Horizontal gene transfer to other soil bacteria and microevolution of plasmids was observed"
Morrisey J, Walsh U, O’Donnel A, Moenne-Laccoz Y, and O’Gara F. Exploitation of genetically modified inoculants for industrial ecology applications. Antonie von Leewenhoek 2002, 81,599-606

CITATION(fabien² @ 16 Jul 2008, 01:34) *
Au moyen âge, on utilisait la jachère pour redonner de la matière organique à un champ. Et pour ces jachères, on plantait de la luzerne pendant un an.


Pas qu'au Moyen-Âge wink.gif les paysans bio le pratiquent toujours avec efficacité. Il y a le trèfle aussi.
Pour ce qui est de la matière organique des champs, je pense que tu as suivi les conférences de Claude Bourguignon non ? je les trouve très intéressantes (micro-biologiste des sols).
Des articles ici :
http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=113
http://www.lams-21.com/actu.php?id_presse=13
(je précise que je ne suis pas tête baissée chaque site que je cite dans tout ce qu'il peut dire wink.gif)

CITATION(fabien² @ 16 Jul 2008, 01:34) *
En fait, grâce à cette bactérie (séquencée en 2001 je crois), la luzerne peut utiliser l’azote de l’air. Écologiquement, ça a un intérêt monstrueux : elle peut pousser sans aucun engrais. L’engrais, c’est, au final, de l’azote à mettre dans le sol. L’air étant constitué essentiellement d’azote, la luzerne n’en a absolument pas besoin.Bref, ça fait 150 ans qu’on essaye de faire passer cette symbiose à d’autres cultures sans grande réussite.


Oui, 2001.

Il s'agit ici de transférer la capacité de fixation symbiotique de l'azote, aux céréales cultivées massivement, de permettre aux plantes d'assimiler l'azote atmosphérique au lieu de leur apporter des engrais traditionnels.

Marc Dufumier parle de ceci brièvement là :
http://www.monde-diplomatique.fr/2006/04/DUFUMIER/13338

Parenthèse, il reste toujours dans ces bactéries des gênes marqueurs provoquant des résistances aux antibiotiques et il convient d'être extrêmement prudent avec les bactéries OGM car on a déjà trouvé (un exemple entre des dizaines d'autres) des transferts de gènes de résistance à la streptomycine (antibiotiques ultra répandu) entre un tabac GM et la bactérie acinobacter. Quand on sait à quelle vitesse les microorganismes se multiplient du fait de leur simplicité et de leur unicellularité, la facilité de leur dispersion en raison de la taille (terre, vent, eaux de ruissellement), on a tout réuni pour une colonisation de toutes les niches écologiques impossible à arrêter en cas de problème.
Asperger les sols de bactéries GM et penser qu'il n'y aura pas de transferts horizontaux alors qu'on ne connait pas un quart des bactéries du sol (!), est proprement irréaliste et anti-scientifique sur le coup.

CITATION(fabien² @ 16 Jul 2008, 01:34) *
Réussir à transférer cette capacité aux autres plantes de culture signifierait simplement la fin de l’engrais dans l’agriculture. Ce qui serait tellement génial. En termes de pollution comme en termes de production pour les pays du tier monde. Je ne pense pas qu’on y arrive par une voie classique. A mon sens, c’est le but ultime de la technologie ogm.


C'est là que je pense qu'on prend le problème dans le mauvais sens (et ça m'est venu à force de discuter avec des gens comme ceux cités auparavant) :
On cherche à tout prix à faire compliqué alors qu'on peut faire simple. Au lieu de pratiquer la rotation des cultures, la jachère et la permaculture, qui maintiennent une activité microbienne optimale dans le sol (bactéries absorbent l'azote atmosphérique et le redistribuent), on va mettre sur le marché des bactéries OGM dont on ne maîtrise absolument pas la dissémination et qui ne changeront pas grand chose aux questions de faim dans le monde et de redistribution de l'alimentation produite.

L'intention de base est louable, à condition de ne pas foncer de manière aveugle dans la direction choisie. Ce qui n'est pas le cas. Et avant de se lancer dans une direction hasardeuse et coûteuse, pourquoi ne pas analyser déjà ce que nous avons en notre possession comme solutions ? combien j'ai vu de paysans en avoir assez des laborantins qui font la pluie et le beau temps... des solutions existent, qui sont bien meilleures sur un plan scientifique et philosophique, et éthique.

La question n'est pas tant de produire plus que mieux, plus intelligemment, plus adapté aux besoins (en gros, à quoi bon du coton OGM au Burkina, pour fournir l'industrie du jean, alors qu'ils pourraient planter des cultures vivrières ?).

La majorité des OGM actuels :

- nourriture pour les animaux d'élevage qui nourriront les plus riches
- agro-carburants
- pour les encres et la papeterie
- pour les agroplastiques

On voit que les beaux discours humanistes prétextant l'éradication de la faim dans le monde comme raison au développement de ces technologies, ne sont qu'un rideau de fumée. Comment peut-on sincèrement croire que des multinationales comme Monsanto, qui ont été à l'origine de tant de produits destructeurs (Agent Orange, PCB et j'en passe) se préocuppent d'une quelconque manière de faim dans le monde ? Le site d'un ami anglais, photoreporter, qui a rencontré des victimes de l'Agent Orange :
http://www.carrollphoto.org/galleries/agen...emical-warfare/

Idem pour Bayer, filiale d'IG Farben sous le régime nazi et qui a fabriqué le zyklonB. Aujourd'hui, ce sont les OGM leur dada, entre autres.


Je pense qu'on se comprend bien dans le fond, et que tu voies ce que je veux dire. Je voulais juste apporter quelques remarques et du grain à moudre.

J'ai aussi expliqué vite fait certains trucs pour les lecteurs qui ne comprennent pas le jargon, pas forcément pour toi)
fabien²
Vui, on est d'accord sur le fond. Comme de toutes façons tous les gens qui s'intéressent un peu au sujet et qui n'y ont pas d'intérêt économique je pense smile.gif

Pour la Sinorhizobium meliloti, personne n'a jamais voulu la modifier pour l'adapter aux autres plantes. Ca serait probablement une catastrophe. Il s'agit de faire l'inverse, adapter les plantes.

Le principe de la jachère n'est plus utilisé en France depuis que l'on a réussi à faire entrer nos cultures dans le cycle positif d'amendement des sols. Bourguignon l'explique un peu là :
CITATION
On remplace les jachères par la culture des légumineuses qui fixent l’azote. Chose que l’on ne savait pas à l’époque. Cela donne un abondant fourrage qui va nourrir le bétail. Mais il faut le garder pour qu’il cesse d’errer sur les terres cultivées. Alors on invente la haie. Les haies ont un rôle remarquable de rééquilibrage du climat. En fait, on crée la forêt maillée. Et de ces bêtes immobilisées dans les champs on récupère les excréments qui, mélangés à la paille des céréales, donnent le fumier. Ce fumier est composté puis répandu sur les terres. C’est ce qu’on appelle l’amendement de la terre. On cesse alors de mourir de faim en Europe.


C'est mieux expliqué dans les manuels d'histoire de ma soeur je trouve smile.gif
Historiquement, on a arrêté d'avoir faim quand on a réussit à entretenir le cycle : nourriture de bête tout l'hiver - transport du fumier jusqu’aux champs - culture d'été avec une partie légumineuse, une partie céréalière. Parce qu'on a enrichi le sol des champs de blé de la matière organique créée dans les champs de luzerne un peu plus chaque année. Enfin bref, quand on a réussit à avoir son engrais annuel (donc avec la charrette pour le transporter et les bestiaux pas morts).

Et ça fait plusieurs siècles qu'on le fait. Aujourd'hui, dans certaines régions, on a trop de résidus à épandre. D’ailleurs, on parle souvent de la Bretagne à ce propos, mais le pire, c'est Paris. Les porcs, ça chie, mais 10 millions de parigos, c'est pire! Du coup on épand les boues des stations d’épuration sur plusieurs centaines de kilomètres autour de Paris. Mais bon, on a des sols fertiles en gros. Ce qui est pathétique, c'est de continuer à mettre de l'engrais là dessus. A la fac on avait fait un td là-dessus. Sur des courbes de croissance des plantes en fonction de la saturation en nitrates/phosphates des sols. La courbe monte très vite au début, puis arrive sur un grand plateau, et finit par redescendre à un moment (quand ça devient limite toxique). En gros, les paysans rajoutent des minéraux jusqu’à arriver à la limite de la redescente. En suivant les dosages des marchands d’engrais.

Ce n'est pas le cas pour beaucoup de pays. Regarde le nombre de gens sur terre qui dépendent d'une culture sur brûlis ou de jachère contrainte. En Afrique et en Amazonie, le sol est incroyablement pauvre et mince dans certains endroits très peuplés. Dans les 10 cm voir moins. Pour que cela nourrisse tout le monde sans avoir à tout défricher, il faudra augmenter considérablement les rendements. On a aujourd’hui un milliard et demi de personnes qui n’ont pas à manger, et relativement peu de surfaces cultivables non utilisée. Quand on sera 9 milliards…

On sait que l’agriculture d’aujourd’hui est sensé pourvoir nourrir 12 milliards de personnes (enfin, uniquement avec un régime dont un carnivore comme moi ne voudrait pas). Mais avec des transports de nourriture absurdes. Aujourd’hui, l’Égypte importe 60% de son blé (et on a vu dernièrement le résultat dès que les prix montent un peu). Pour un territoire qui était le grenier à blé de l’antiquité, ce n’est pas normal. Le paysan nigérien a une productivité inférieur au paysan romain d’il y a 2 siècles. C’est absurde. Mais la raison est simple. Le peuplement de ces zones là s’est fait par un système « ruche ». On créer un nouveau groupe dans la zone suivante dès qu’une zone est trop pleine. Évidement, les nouvelles zones colonisées sont de moins en moins propices à l’agriculture.

Enfin bref, pour en revenir au sujet, oui :
CITATION
les beaux discours humanistes prétextant l'éradication de la faim dans le monde comme raison au développement de ces technologies, ne sont qu'un rideau de fumée.

On est bien d’accord. Et ce pour une raison simple. Les ogm aujourd’hui, c’est maïs/soja/blé (plus coton et riz). Hors là où on a besoin d’éradiquer la faim, ces céréales ne sont pas cultivables pour une question de manque d’eau. Si Monsanto bossait sur du millet transgénique, ils seraient déjà un peu plus crédible par rapport à leur discours.

Et un second oui :
Aujourd’hui, il n’existe pas de solutions ogm meilleures que les solutions non ogm.

MAIS :
Il n’existe pas de solutions plus rentables et rentabilisables par des grandes multinationales que les solutions ogm (bonjour gène terminator). Et comme ce sont elles qui possèdent le système…

Tout se résume à des décisions politiques et économiques en fait. Il suffit de regarder le problème de pêcheurs à l’heure actuelle. Les études de l’ifremer sont assez formelles là-dessus. Plus de bateaux, plus petit, moins de pêche par bateau, mais moins d’investissement, moins d’amortissement. Ca ferait plus de sous pour les pêcheurs au final, moins de consommation d’essence et une pêche plus respectueuse des stocks parce-que plus précise. Si seulement 95% de la flotte de pêche n’appartenait pas à 3 gros armateurs…
chlorophylle
Vui, on est d'accord sur le fond. Comme de toutes façons tous les gens qui s'intéressent un peu au sujet et qui n'y ont pas d'intérêt économique je pense

wink.gif Oui, sur le fond... ça n'empêche pas qu'on polémique pas mal entre écologistes aussi, dans toute chose il y a les extrémistes, les vendus, les lâches, les rêveurs, les modérés, les philosophes, etc... c'est pour ça qu'il ne faut pas faire de l'idéologie, mais garder les pieds sur terre (puisqu'il est question d'elle) et parler de choses concrètes, avec des données chiffrées, des exemples, de l'empirisme, etc... l'aspect plus philosophique et éthique est de l'odre du ressenti personnel, de la conviction intime, ça ne peut se discuter sans soulever des questions très profondes... et les gens ne sont pas toujours prêts à ça, pas encore. Mais il ne faut pas pour autant zapper ces questions là, il ne faut pas devenir scientiste... dans une société matérialiste comme la nôtre, cette dérive est un grand risque (http://fr.wikipedia.org/wiki/Scientisme pour ceux qui ignoreraient de quoi il retourne (relativiser Wikipédia tout de même, réflexe à prendre wink.gif).

Pour la Sinorhizobium meliloti, personne n'a jamais voulu la modifier pour l'adapter aux autres plantes. Ca serait probablement une catastrophe. Il s'agit de faire l'inverse, adapter les plantes.

Quelque part c'est encore pire ce que tu me dis là lol.gif
C'est pas très malin de vouloir modifier toute la biodiversité pour la faire rentrer dans UNE case qui nous arrange !
Chaque espèce bactérienne a un spectre d’hôte bien défini. Certaines souches ont un spectre d’hôte très large (exemple : Sinorhizobium sp. NGR 234), d'autres très restreint, ce qui est le cas de Sinorhizobium meliloti (fonctionne avec les espèces Medicago, Melilotus et Trigonella). Je fais partie de la catégorie de personnes qui pensent que ça n'est pas pour rien, par hasard, que c'est ainsi et qu'il faut essayer de comprendre quelque chose bien en profondeur avant de vouloir modifier tout l'écosystème pour l'adapter dans un sens unique. On en est encore aux balbutiements ! :
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=191031

J'ai ceci :

"L’utilisation de ces souches (microbiennes, transformées génétiquement) dans l’environnement est actuellement interdite en Europe mais autorisée depuis quelques années aux Etats-Unis. C’est ainsi que des souches de Sinorhizobium meliloti améliorées génétiquement pour améliorer la fixation d’azote par la plante sont utilisées depuis 1997 pour ensemencer les cultures de légumineuses. De même, des pesticides (Nogall et Mattch) employant d’autres espèces améliorées génétiquement (Agrobacterium radiobacter) sont utilisés dans les sols."

"Les possibilités d’adaptation des « bêtes de laboratoire » sont mal connues
Si, par observation, il semble que les souches modèles et les souches modifiées en laboratoire aient perdu leurs capacités d'adaptation et de colonisation, nous ne sommes pas à l'abri d'un variant dérogeant à cette règle. Par exemple des chercheurs ont récemment constaté la survie de souches de Sinorhizobium meliloti améliorées génétiquement dans les sols pendant 6 ans même en l’absence des légumineuses avec lesquels elles entretiennent une symbiose (Donegan et al., 1999)."

"Des études récentes ont montré que les souches de Sinorhizobium meliloti (Donegan et al., 1999) améliorées génétiquement ont transféré de l’ADN à la flore endogène du sol et que ces transferts pouvaient être facilités dans le tube digestif d’arthropodes présents dans le sol."

"De même, en raison des mécanismes qui limitent les transferts de gènes de taille différente, de nombreux gènes ne peuvent être échangés entre différentes espèces. Or, les chercheurs ont la possibilité de lever les barrières d'espèces et de permettre le transfert de gènes qui n'aurait pu se produire naturellement. C’est ainsi que certains chercheurs estiment que la combinaison des récoltes transgéniques avec les biopesticides génétiquement modifiés (comme Agrobacterium radiobacter et pseudomonas fluorescens) peut créer des recombinaisons génétiques susceptibles de dévaster la microflore et la microfaune des sols."

Quelques sources :

- Demaneche S., Kay E., Gourbiere F. and Simonet P., 2001. Natural transformation of Pseudomonas fluorescens and Agrobacterium tumefaciens in soil. Applied and Environmental Microbiology, 67(6) : 2617-21.
-Donegan K.K., Seidler R.J., Doyle J.D., Porteous A., Digiovanni G., Widmer F. and Watrud L.S., 1996.A field study with genetically engineered alfalfa inoculated with recombinant Sinorhizobium meliloti : effects on the soil ecosystem. Journal of Applied Ecology, 36 (6), p.920.

J'adore, au passage, l'éternel registre de langue... "amélioré" surtout... très humble comme propos quand on voit comment la nature se démer## bien sans nous. Des qu'on se pointe avec nos certitudes, on rompt l'équilibre en un temps record et après on tente de cautériser de toutes les manières. Quitte à passer par une greffe expérimentale de jambe de babouin pour quelques varices rolleyes.gif et si on observait calmement un écosystème non dérangé pour commencer... si on apprenait sur le terrain, en silence ? Si on reprenait les cours d'agriculture à la base ? Beaucoup de peuples ont su développer une agriculture luxuriante bien avant que ne viennent les industriels et chimistes de l'agriculture... on l'oublie souvent ça.

Le principe de la jachère n'est plus utilisé en France depuis que l'on a réussi à faire entrer nos cultures dans le cycle positif d'amendement des sols. Bourguignon l'explique un peu là :
CITATION
On remplace les jachères par la culture des légumineuses qui fixent l’azote. Chose que l’on ne savait pas à l’époque. Cela donne un abondant fourrage qui va nourrir le bétail. Mais il faut le garder pour qu’il cesse d’errer sur les terres cultivées. Alors on invente la haie. Les haies ont un rôle remarquable de rééquilibrage du climat. En fait, on crée la forêt maillée. Et de ces bêtes immobilisées dans les champs on récupère les excréments qui, mélangés à la paille des céréales, donnent le fumier. Ce fumier est composté puis répandu sur les terres. C’est ce qu’on appelle l’amendement de la terre. On cesse alors de mourir de faim en Europe.


Les jachères sont toujours utilisées, Bruxelles vient tout juste de lever l'obligation de mise en jachère (malheureusement pour de bien vilaines raisons touchant aux agrocarburants)... je connais plein de paysans qui pratiquent la jachère fleurie. Pour des infos chiffrées, un paysan m'a donné ces chiffres-ci (subventions qui lui sont données pour ces différents types de cultures, à l'hectare) :

- jachère : 500 / 600 euros
- luzernière : 0 euros
- prairie naturelle : 0 euros

Ce que Bourguignon préconise, si la majorité des paysans le comprenait sérieusement, ce serait déjà bien, mais il faut néanmoins aller plus loin car les jachères fleuries ont une grande importance, ce sont des refuges et des garde-manger pour toute une faune. Les jachères mellifères sont essentielles à la bonne santé des écosystèmes également wink.gif La biodiversité de ces zones en jachère fleurie sera toujours supérieure à des cultures de légumineuses fixant l'azote, et ça c'est un point important à prendre en compte. La diversité sera toujours plus intéressante que l'unique. http://www.jachere-fleurie.com/ (quand même plus sympa et riche que le champ monolithique de luzerne, aussi utile soit-il :S).

Quelques remarques :
http://www.fruits-journal.org/index.php?op...6007/i6007.html
http://www.jacheres-apicoles.fr/index/chap...que/rubrique-51
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=7218641

Historiquement, on a arrêté d'avoir faim quand on a réussit à entretenir le cycle : nourriture de bête tout l'hiver - transport du fumier jusqu’aux champs - culture d'été avec une partie légumineuse, une partie céréalière. Parce qu'on a enrichi le sol des champs de blé de la matière organique créée dans les champs de luzerne un peu plus chaque année. Enfin bref, quand on a réussit à avoir son engrais annuel (donc avec la charrette pour le transporter et les bestiaux pas morts).

Oui, mais il faut aussi ménager du repos à la terre, des périodes où on laisse l'écosystème s'auto-gérer pour récupérer. Tout a besoin de se reposer, nous on dort bien... tu imagines une activité forcée non stop ? Un paysan, un jour, pendant une conférence, s'est énervé car quelqu'un lui a dit qu'il était "exploitant agricole", il a dit "moi j'exploite pas, je déteste ce mot... les exploitants sont des exploiteurs, moi je veux être en symbiose avec l'écosystème, ne pas le contraindre, mais avancer d'un mouvement commun, rester à son écoute et faire des pauses s'il le faut. Foutue société de la vitesse et de la productivité !". lol.gif un paysan bourru bien sympa ce monsieur

Et ça fait plusieurs siècles qu'on le fait. Aujourd'hui, dans certaines régions, on a trop de résidus à épandre. D’ailleurs, on parle souvent de la Bretagne à ce propos, mais le pire, c'est Paris. Les porcs, ça chie, mais 10 millions de parigos, c'est pire!

mdrire.gif là tu as deux aspects : l'élevage intensif de porcs et la concentration urbaine. Aucun n'est vraiment malin !

Du coup on épand les boues des stations d’épuration sur plusieurs centaines de kilomètres autour de Paris. Mais bon, on a des sols fertiles en gros. Ce qui est pathétique, c'est de continuer à mettre de l'engrais là dessus. A la fac on avait fait un td là-dessus. Sur des courbes de croissance des plantes en fonction de la saturation en nitrates/phosphates des sols. La courbe monte très vite au début, puis arrive sur un grand plateau, et finit par redescendre à un moment (quand ça devient limite toxique). En gros, les paysans rajoutent des minéraux jusqu’à arriver à la limite de la redescente. En suivant les dosages des marchands d’engrais.

Fertiles oui et non ! quand tu vois ce qui sort de là et ce qui finit sur les champs, puis dans la chaine alimentaire ! sick.gif
C'est pas qu'un problème de sol là ! :
http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=14564

L'élevage intensif détruit tout et c'est le consommateur qui régale à la fin, bonjour les factures d'eau. Il y a des moyens de fertiliser sans zigouiller de la sorte.

Ce n'est pas le cas pour beaucoup de pays. Regarde le nombre de gens sur terre qui dépendent d'une culture sur brûlis ou de jachère contrainte. En Afrique et en Amazonie, le sol est incroyablement pauvre et mince dans certains endroits très peuplés. Dans les 10 cm voir moins.

Une piste intéressante, la Terra preta :
http://www.springerlink.com/content/ch88m96jtrfrj4gk/

CITATION(fabien² @ 16 Jul 2008, 14:05) *
Pour que cela nourrisse tout le monde sans avoir à tout défricher, il faudra augmenter considérablement les rendements. On a aujourd’hui un milliard et demi de personnes qui n’ont pas à manger, et relativement peu de surfaces cultivables non utilisée. Quand on sera 9 milliards…


Une fois de plus, sur ce point je diverge totalement. On est dans une logique de productiviste au lieu d'être dans une logique d'efficacité et de redistribution intelligente ! Le problème n'est absolument pas technique et scientifique, car on produit déjà largement assez pour nourrir bien tout le monde, il est politique, stratégique et économique. Les paysans plantent ce qui est le plus subventionné et ce qui rapporte le plus, d'où le rush dans les agro-carburants en IOWA par exemple.

Avant de se poser la question du rendement à augmenter éventuellement, il faudra d'abord se demander pourquoi tout ceci d'abord :
http://www.rfi.fr/actufr/articles/085/article_48949.asp
http://www.infosdelaplanete.org/1505/la-to...%99ethanol.html (traduction du Wall Street Journal)

Pour prendre un exemple d'Amérique du Sud, puisque tu en parles (à ce propos, ma meilleure amie est brésilienne et connait bien le problème étant donné qu'elle est très impliquée sur ce point dans son pays), avant la politique de libre échange, le Mexique était autosuffisant et produisait ce qu'il consommait. Maintenant, il dépend en grande partie des États-Unis et importe 25% de son maïs. Plutôt que de subventionner les petits producteurs de maïs mexicains, il a été décidé de payer des aides aux importations aux multinationales américaines comme Cargill. Résultat immédiat : les paysans mexicains se sont retrouvés sans rien et ont fini dans les bidonvilles qu'on connait, alors qu'avant ils nourrissaient les autres et se nourrissaient.

Deuxième acte : devant la crise pétrolière, Cargill and co ont décidé d'un coup d'utiliser des millions de tonnes de maïs pour produire de l'éthanol, pour les voitures des plus riches... et du coup, c'est tout ça de moins pour les gens qui ont faim. Avec le plein d'un 4X4, tu nourris quelqu'un pendant 1 an en moyenne. Et là, on a pas encore parlé des dérives spéculatives qui rendent les aliments inacessibles pour une partie des gens... les fonds de pension spéculant désormais sur les céréales !

http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/
http://www.actionconsommation.org/publicat....php?article805
http://www.wsws.org/francais/News/2008/avr08/famn-a28.shtml (suis pas socialo pour autant !)
http://www.amisdelaterre.org/Ethanol-de-ma...ulation-et.html

Tant qu'on est dans ça, les débats sur la nécessité de produire plus sont contraires à toute logique, c'est proprement irréaliste.

Il y a le même problème en Afrique sub-saharienne avec le manioc et dans le sud-est asiatique avec l'huile de palme.

On sait que l’agriculture d’aujourd’hui est sensé pourvoir nourrir 12 milliards de personnes (enfin, uniquement avec un régime dont un carnivore comme moi ne voudrait pas). Mais avec des transports de nourriture absurdes. Aujourd’hui, l’Égypte importe 60% de son blé (et on a vu dernièrement le résultat dès que les prix montent un peu). Pour un territoire qui était le grenier à blé de l’antiquité, ce n’est pas normal. Le paysan nigérien a une productivité inférieur au paysan romain d’il y a 2 siècles. C’est absurde. Mais la raison est simple. Le peuplement de ces zones là s’est fait par un système « ruche ». On créer un nouveau groupe dans la zone suivante dès qu’une zone est trop pleine. Évidement, les nouvelles zones colonisées sont de moins en moins propices à l’agriculture.

Pour le début de ta remarque, j'ai des bémols, pour le reste... à partir de l'Égypte, on est d'accord. Il y a toute une politique de l'urbanisme à repenser également, on a de bien beaux chantiers devant nous (certains sont stimulés et d'autres découragés, c'est selon... je suis plutôt de la première catégorie). Pour le début de ta remarque donc... tu mets le doigts sur une chose importante : le fait que les pays les plus riches ne veulent pas réduire leur consommation carnée abusive, et que l'impact sur l'environnement de ce mode de pensée est dévastateur.

Il ne s'agit pas de devenir tous végétariens, ça c'est de l'ordre de l'utopie et je le laisse à d'autres, il s'agit de consommer selon les besoins réels et de diversifier les sources de protéines, et non de se gaver par gourmandise.
Il faudrait déjà commencer par virer toutes les conneries du genre Mars, Céréales pour petit dèj à la sauce USA, chips à gogo etc... et produire de vrais aliments, des choses nourrissantes... je peux m'enfiler deux baguettes blanches du supermarché le matin, j'ai quand même encore la dalle... avec quelques tranches de pain complet je suis remplie et j'ai de l'énergie. Il n'y a aucun problème pour nourrir tout le monde, c'est juste des choix stratégiques et une logique de marché complètement absurde. Pas besoin de produire plus, une fois de plus ! Il faut vraiment réfléchir à ça dans la globalité et ne pas garder le nez sur le seul secteur agricole et les bactéries dans les microscopes, le problème est beaucoup plus vaste.

Enfin bref, pour en revenir au sujet, oui :
CITATION
les beaux discours humanistes prétextant l'éradication de la faim dans le monde comme raison au développement de ces technologies, ne sont qu'un rideau de fumée.

On est bien d’accord. Et ce pour une raison simple. Les ogm aujourd’hui, c’est maïs/soja/blé (plus coton et riz). Hors là où on a besoin d’éradiquer la faim, ces céréales ne sont pas cultivables pour une question de manque d’eau. Si Monsanto bossait sur du millet transgénique, ils seraient déjà un peu plus crédible par rapport à leur discours.


Oui ! (colza aussi) en période de réchauffement climatique, de nécessité de selectionner des plantes résistantes au stress hydrique, ils ne trouvent rien de mieux à faire que de la monoculture de maïs. J'espère par ailleurs qu'ils ne vont pas commencer avec le millet, j'en mange. Ils font déjà assez de dégâts comme ça.
Mais tout ça va dans leur logique... contraindre une plante à croître dans un environnement pas fait pour elle à la base, plutôt que de réfléchir à des croisements de variétés rustiques et locales.

Et un second oui :
Aujourd’hui, il n’existe pas de solutions ogm meilleures que les solutions non ogm.


Du moins en agriculture et élevage. La recherche en médecine et en milieu confiné, c'est une autre histoire et le débat ne fait que commencer.

MAIS :
Il n’existe pas de solutions plus rentables et rentabilisables par des grandes multinationales que les solutions ogm (bonjour gène terminator). Et comme ce sont elles qui possèdent le système…


Oui. Et c'est pour ça, c'est parce qu'on peut tous comprendre ça, qu'il faut redoubler de mobilisation et de vigileance.

Tout se résume à des décisions politiques et économiques en fait. Il suffit de regarder le problème de pêcheurs à l’heure actuelle. Les études de l’ifremer sont assez formelles là-dessus. Plus de bateaux, plus petit, moins de pêche par bateau, mais moins d’investissement, moins d’amortissement. Ca ferait plus de sous pour les pêcheurs au final, moins de consommation d’essence et une pêche plus respectueuse des stocks parce-que plus précise. Si seulement 95% de la flotte de pêche n’appartenait pas à 3 gros armateurs…

Haha ! tu vois, on est ok, ta première phrase rejoint ce que je dis plus haut... je suis sûre que si on parlait de vive voix au lieu d'écrire sur le net, on ferait consensus plus vite amused.gif
Me parle pas de la pêche, c'est une cata... en plus Bruxelles vient de débloquer des aides :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/...59690_3214.html

Autre débat ! J'ai les doigts qui fuuuuuuument et la tête en citrouille lol.gif je dois aller manger et m'occuper un peu de mon jardin, j'entends mes plantes qui me crient "bon, ça vient la flotte oui ???!"

A+ !

PS : les écologistes ont souvent des migraines, ne cherchez plus pourquoi !

PPS : pour la résoudre la faim, on peut aussi penser à manger les parigos afin de réduire la quantité d'épandage de boues en Île-de-France
chlorophylle
Une agriculture pour vivre
  • Redonner à l'agriculture sa vocation première d'alimentation
  • Promouvoir les agricultures paysannes, familiales et créatrices d'emploi
  • Re-localiser les productions et les adapter aux territoires
  • Préserver les ressources naturelles et les équilibres écologiques
  • Garantir le droit à la souveraineté alimentaire des pays du sud et du nord
http://www.changeonslapac.org/
chlorophylle
Preuve que les normes ne veulent plus dire grand chose et que des instituts de recherche libres sont on ne peut plus nécessaires ...


Pesticides: les ONG dénoncent une nouvelle législation
Journal de l’environnement, le 29 août 2008, Claire Avignon

Certaines limites maximales de présence de pesticides dans les fruits et légumes vont bientôt augmenter en France comme dans d’autres États membres de l’Union. C’est ce qu’ont dénoncé plusieurs ONG européennes dans un communiqué commun.

En France, le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) dénonce par exemple le cas du fénoxycarbe. Jusqu’ici, un arrêté français (1) avait limité la présence de cette substance toxique à 0,05 milligramme par kilogramme pour les «fruits à noyau et à pépins». Il sera remplacé dès le 1er septembre par une norme de 2 mg/kg pour tous les agrumes. Soit une tolérance 40 fois supérieure. Des ONG européennes arrivent à des conclusions similaires pour d’autres pesticides.

En cause : un règlement du 29 janvier 2008 (2) qui harmonise les limites maximales applicables au sein de l’Union européenne.

«Pour chaque pesticide, la Commission a identifié le pays ayant la plus ‘mauvaise’ limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes, estime dans un communiqué Hans Muilerman, porte-parole de l’ONG néerlandaise Natuur en Milieu. Les consommateurs européens vont donc être moins bien protégés alors qu’ils sont exposés à plus de 200 pesticides différents à des niveaux importants.»

L'ONG Natuur en Milieu et le réseau PAN Europe ont lancé une action en justice contre cette nouvelle législation.

(1) Arrêté du 12 juillet 2006 modifiant l’arrêté du 5 août 1992 relatif aux teneurs maximales en résidus de pesticides admissibles sur et dans certains produits d’origine végétale

(2) Règlement (CE) n°149/2008 de la Commission du 29 janvier 2008 modifiant le règlement (CE) n°396/2005 du Parlement européen et du Conseil pour y ajouter les annexes II, III et IV fixant les limites maximales applicables aux résidus des produits figurant à son annexe.
fabien²
sick.gif Je ne vais plus manger que des plantes poussées sous serre.
chlorophylle
CITATION(fabien² @ 9 Sep 2008, 17:06) *
sick.gif Je ne vais plus manger que des plantes poussées sous serre.


mdrire.gif mdrire.gif t'es quand même pas obligé d'en arriver là !!!! files t'inscrire dans une AMAP, tu vas économiser des sous et manger des bons trucs en aidant un paysan par la même occasion ! mojito.gif tongue.gif
RaGe
Et en plus, ils sont pas radins sur la diversité des paniers ... mmm les bons poivrons rouges, verts, jaunes en ce moment ! tongue.gif
On a même eu droit a des concombres jaunes ... je savais même pas que ça existait amused.gif
chlorophylle
CITATION(RaGe @ 9 Sep 2008, 19:21) *
Et en plus, ils sont pas radins sur la diversité des paniers ... mmm les bons poivrons rouges, verts, jaunes en ce moment ! tongue.gif


Raaaah wub.gif slurp... voui, et en plus il y a des légumes anciens et un peu oubliés assez souvent ! C'est la fête aux papilles à environ 15 euros par semaine pour un gros panier qui nourrit aisément deux personnes en légumes et fruits... et si des gens ne viennent pas retirer leur panier, c'est partagé entre les personnes présentes, donc il y a souvent du rab ! On a aussi des bouquets d'aromatiques et des œufs... inutile de préciser que tout est bio AB ou Demeter (mieux encore, bien plus strict).

C'est trop bien ce truc, j'adore ! on se gave du coup angel.gif

Edit : alors RaGe, et ce pinot noir bordel !!! tu esquives encore ?? mdrire.gif
fabien²
Ma grand mère est dans une AMAP et c'est vrai qu'on a de super produits là bas. Les tomates noires (un truc russe je crois) sont juste incroyables.

Mais Je dois avouer que sur les courses, je suis un gros flemmard. J'ai habité à daumesnil, bastille et aux buttes chaumont, aujourd'hui, dans un rayon de 500 mètres, j'ai monoprix, attac, deux marchés, franprix, 4 primeurs, 3 boucheries... Bref, ya pas moyen que j'aille faire mes courses autrement qu'à pied avec mon cabas de mamie. De toutes façon, je refuse d'avoir une voiture.

Donc en gros, c'est des produits de rungis ou je meurs de faim!

Mais bon, pour moi les plantes poussées sous serre, c'est un bon compromis. C'est forcément exempt de tout pesticide/ herbicide/ insecticide, ils n'utilisent que ce qu'il faut d'engrais, voire pas du tout pour pas mal de cultures. Et surtout, ça n'a pas pris l'avion. Puis les tomates avec la branche sont complètement correcte je trouve.
chlorophylle
Pétition sur la transparence des résultats des analyses sur les OGM
Anne-Laure Gaffuri - publié le: 10-09-2008


"Ci-joint une pétition à signer et faire signer à la demande de Gilles-Eric Seralini du CRIIGEN (Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique) dont il est le Président du Conseil Scientifique.

Cette pétition concerne l'accès aux résultats des analyses de sang des animaux nourris avec des OGM. Le CRIIGEN a besoin d'au moins 10.000 signatures pour pouvoir interpeller le Gouvernement."

http://www.bioconsomacteurs.org/page.php?p...pe=cyberactions
jack in the box
CITATION(fabien² @ 12 Sep 2008, 22:03) *
Mais bon, pour moi les plantes poussées sous serre, c'est un bon compromis. C'est forcément exempt de tout pesticide/ herbicide/ insecticide,

3 fois faux !
CITATION(fabien² @ 12 Sep 2008, 22:03) *
ils n'utilisent que ce qu'il faut d'engrais, voire pas du tout pour pas mal de cultures.

encore faux!
CITATION(fabien² @ 12 Sep 2008, 22:03) *
Et surtout, ça n'a pas pris l'avion..

ça c'est vrai ! Mais les serres sont chauffées (sinon la saison de la tomate c'est 14 juillet/15 septembre) et ça consomme jusqu'à 1/2 de fuel (détaxé) pour une salade, sans doute l'équivalent du kérozène (également détaxé) du transport avion. Donc : mangez des légumes et des fruits DE SAISON !!
chlorophylle
wub.gif wub.gif wub.gif

grin.gif je sens que ça va encore polémiquer ! mdr

Oui, pour ce qui est des serres ce n'est pas aussi idyllique malheureusement !


CITATION(jack in the box @ 17 Sep 2008, 22:32) *
CITATION(fabien² @ 12 Sep 2008, 22:03) *
Mais bon, pour moi les plantes poussées sous serre, c'est un bon compromis. C'est forcément exempt de tout pesticide/ herbicide/ insecticide,

3 fois faux !
CITATION(fabien² @ 12 Sep 2008, 22:03) *
ils n'utilisent que ce qu'il faut d'engrais, voire pas du tout pour pas mal de cultures.

encore faux!
CITATION(fabien² @ 12 Sep 2008, 22:03) *
Et surtout, ça n'a pas pris l'avion..

ça c'est vrai ! Mais les serres sont chauffées (sinon la saison de la tomate c'est 14 juillet/15 septembre) et ça consomme jusqu'à 1/2 de fuel (détaxé) pour une salade, sans doute l'équivalent du kérozène (également détaxé) du transport avion. Donc : mangez des légumes et des fruits DE SAISON !!
noukiza
Coucou à tous !

Je relaie une info concernant une pétition et un rassemblement à Paris. A diffuser largement !

http://www.semonslabiodiversite.org/

"Le 28 octobre, la présidence de l’Union Européenne convoque à Paris un "sommet international du gène" pour défendre les apports des biotechnologies à la biodiversité et au développement durable. Pendant ce temps, les firmes préparent avec le soutien de l’Europe :

- le fichage génétique généralisé des plantes et des animaux dans le seul but d’y imprimer la marque de leurs brevets ou Certificats d’Obtention Végétale
- des OGM clandestins, plantes ou animaux manipulés par des techniques juridiquement exclues de l’application des règlements sur les OGM
- des OGM terminator au prétexte de sécuriser l’environnement.

Nous vous appelons le 27 octobre dès 14 h et le 28 octobre à venir défendre à Paris les droits des paysans et des jardiniers de ressemer, utiliser, échanger et protéger de la biopiraterie des firmes, leurs semences, leurs animaux de ferme et leurs savoirs.

Nous sommes ce que nous semons, nous ne voulons pas de la biodiversité que l’on nous propose."
La suite sur le site.
chlorophylle
Merci pour l'info miss mojito.gif
chlorophylle
Victoire de Greenpeace : la plus grande compagnie laitière d'Europe s'engage en Allemagne à produire du lait « sans OGM »





France — Paris / Hambourg le 25 septembre 2008 - Campina est la première grande entreprise laitière à adopter une politique « non OGM » pour l'alimentation des vaches laitières. Le lait « Landliebe », sa marque principale, sera désormais en Allemagne étiqueté « sans OGM ». L'entreprise réagit ainsi aux demandes de Greenpeace d'exclure les OGM de l'ensemble de la chaîne de l'alimentation humaine. D'autres produits laitiers comme les yaourts et les desserts de la marque suivront... Greenpeace demande à l'industrie laitière française de suivre cet exemple et de renoncer aux OGM dans toute la chaîne de production.

« Nous nous réjouissons que Campina joue un rôle phare en matière d'alimentation sans OGM, déclare Alexander Hissting, chargé de campagne agriculture à Greenpeace Allemagne. La majorité des consommateurs ne veut pas de lait OGM. Pour éviter les OGM, en plus du lait bio, ils ont maintenant la possibilité de boire du lait Landliebe. Les autres laiteries d'Europe devront réagir. »

Comme la plupart des industriels du lait ou de la viande, les producteurs de lait pour la marque « Landliebe » utilisaient des matières fourragères OGM importées (soja, maïs). A la suite d'une campagne d'information de Greenpeace dans les supermarchés allemands, des milliers de consommateurs ont soutenu par lettres et pétitions les revendications relatives à une alimentation sans OGM. Campina a réagi et décidé d'éliminer les OGM de l'alimentation de ses vaches laitières. De plus, Campina va désormais produire ses produits « Landliebe » exclusivement avec des matières fourragères venant d'Europe.

« En Europe on continue d'alimenter les vaches avec du soja OGM importé du continent américain. Les compagnies laitières françaises, telles Lactalis ou Candia doivent également répondre aux demandes des consommateurs et cesser d'alimenter leurs vaches avec des OGM, déclare Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. L'exemple de Campina montre que c'est possible ! Toute autre attitude des compagnies relève du mépris des consommateurs. Ces derniers sont actuellement rendus complices de l''extension, en amérique du sud notamment, de cultures auxquelles ils sont pourtant majoritairement opposés. C'est inadmissible ! »

http://www.greenpeace.org/france/news/vict...reenpeace-la-pl
chlorophylle
C'est bien peu je trouve, au vu des dégâts sur les nappes phréatiques, les sols, les cours d'eau, la faune et la flore...

15000 euros d'amende requis en appel contre Monsanto France

LYON (AFP) - Une amende de 15.000 euros a été requise mercredi par l'avocat général de la cour d'appel de Lyon à l'encontre du géant américain de l'agrochimie Monsanto, condamné en première instance en janvier 2007 pour "publicité mensongère" pour son "Round Up", premier désherbant vendu au monde.

L'arrêt a été mis en délibéré au 29 octobre.

L'avocat général a estimé qu'il n'était pas nécessaire d'augmenter le montant de l'amende déjà infligée le 26 janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Lyon à l'ancien président de Monsanto Agriculture France, dont le siège est à Bron (Rhône).

Cet ancien responsable avait été condamné en première instance pour avoir notamment présenté l'herbicide comme "biodégradable" et laissant "le sol propre".

"En tant que président, vous auriez dû vérifier la qualité des mentions alléguées" notamment sur les emballages de ce produit phare du géant américain de l'agrochimie, a affirmé Philippe Renzi dans son réquisitoire.

L'avocat général a également demandé la confirmation du jugement à l'encontre de l'autre prévenu, la société Scotts France, basée à Ecully (Rhône) et qui distribue le Round Up en France, condamnée elle aussi à payer une amende de 15.000 euros en première instance.

Les deux entreprises avaient interjeté appel courant 2007.

Le tribunal correctionnel de Lyon avait été saisi en 2001 à la suite d'un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et d'une plainte des associations Eau et rivières de Bretagne et Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), parties civiles dans ce procès.

Le glyphosate, principale matière active du Round Up, a été classé en 1991 "dangereux pour l'environnement", notamment aquatique, par les autorités européennes, a souligné mercredi Me Alexandre Faro, avocat d'Eau et rivières de Bretagne.

Or, "le Round Up vise le grand public", a rappelé dans sa plaidoirie Me Faro, pour qui les publicités télévisées vantant l'herbicide servaient à "déculpabiliser le jardinier du dimanche", lui faisant croire qu'il protégeait l'environnement en utilisant le désherbant.


Pour l'avocat, "c'est un procès qui doit être exemplaire".
chlorophylle
Et hop

http://www.agrocarb.fr/
chlorophylle
Les citoyens européens ne veulent pas de produits clonés dans leurs assiettes
LE MONDE | 11.10.08

L'éventualité d'une commercialisation prochaine en Europe d'aliments issus d'animaux créés par clonage est de plus en plus faible. La Commission européenne a rendu publics, jeudi 9 octobre, les résultats d'une enquête qui ne laissent aucun doute quant à l'opinion des citoyens européens sur ce sujet. 81 % des 25 000 personnes interrogées, en juillet, dans les vingt-sept Etats européens estiment que les effets à long terme du clonage animal sont inconnus et 84 % pensent que l'on manque de recul pour juger des conséquences sanitaires à long terme de la consommation par l'homme des viandes et laits provenant de mammifères clonés.

Selon le même Eurobaromètre, 80 % des sondés fournissent une définition correcte de la technique du clonage par transfert nucléaire, soit une reproduction quasi à l'identique d'un animal existant. Dans un domaine où les considérations éthiques l'emportent sur l'aspect sanitaire, 58 % des citoyens européens interrogés estiment que la création de mammifères (bovins, porcins, ovins et caprins) par la technique du clonage à des fins alimentaires "sera toujours injustifiable". (je suis perso un peu choquée de la petitesse de ce chiffre ! enfin bon, c'est un sondage me direz vous... saywhat.gif )

Plus de 43 % des Européens affirment aujourd'hui qu'ils n'achèteront "certainement jamais de tels produits". En pratique, il s'agirait cependant moins de consommer les produits venant d'animaux créés par clonage que ceux issus de leur descendance par voie sexuée. Mais 38 % des personnes sondées estiment qu'aucun des arguments de natures sanitaire ou économique qui leur ont été présentés n'est de nature à justifier la création et l'élevage d'animaux clonés - et de leur descendance - en vue de la production d'aliments destinés à l'alimentation humaine.

"Il apparaît que 86 % des personnes interrogées estiment que c'est finalement l'industrie agroalimentaire qui profiterait d'une autorisation du clonage animal en vue de la production d'aliments", précise-t-on auprès de la Commission européenne.

Ces données viennent confirmer la lecture que l'on fait, en Europe, de cette nouvelle problématique. Les députés européens se sont prononcés, début septembre, en faveur de l'interdiction du clonage de mammifères à des fins alimentaires. Les experts du Groupe européen d'éthique des sciences et des nouvelles technologies avaient émis, en janvier, un avis critique sur la commercialisation d'aliments issus - directement ou non - de la technique du clonage. Ils invoquaient notamment "les souffrances et les problèmes de santé" des animaux concernés.

Enfin, l'Autorité européenne de sécurité des aliments avait, en juillet, fait preuve d'une prudence aussi grande qu'inhabituelle, tout en reconnaissant ne disposer d'aucune donnée scientifique permettant d'affirmer que des différences existent entre les animaux clonés et ceux issus d'une reproduction sexuée.

"L'enquête Eurobaromètre nous fournit des informations précieuses sur le point de vue des citoyens européens, a déclaré, jeudi, Androulla Vassiliou, commissaire européen à la santé. La Commission va maintenant examiner la nécessité de prendre des mesures, et - si oui - lesquelles."

Androulla Vassiliou ne cache pas être personnellement peu favorable au clonage des animaux à des fins alimentaires. La question est de savoir si son analyse est partagée par les autres membres de la Commission. La réponse devrait être connue début novembre, au terme d'une "discussion collégiale" réunissant l'ensemble de l'exécutif européen.

Jean-Yves Nau
chlorophylle
Action Alert: Join Local Peoples in Resisting Paraguay's Devastation by Genetically Modified Soya Monocultures

http://forests.org/shared/alerts/send.aspx?id=paraguay_soya

petit autographe please amused.gif il y a déjà eu des succès à noter avec ce site et ce réseau... c'est donc possible
chlorophylle
Union européenne : "Réunions secrètes au plus haut niveau pour imposer les OGM !"
The Independant on Sunday, le dimanche 26 octobre par Geoffrey lean

C'est en anglais !
http://www.independent.co.uk/environment/g...ion-973834.html

Grâce à des documents obtenus confidentiellement, The Independent on Sunday peut révéler que Gordon Brown et d’autres dirigeants européens sont en train de préparer secrètement une campagne sans précédent pour répandre les plantes et les aliments OGM en Grande-Bretagne et sur tout le continent.

Les documents – il s’agit des minutes d’une série de réunions secrètes de représentants des 27 gouvernements – dévoilent les plans pour « accélérer » l’introduction des plantes et aliments OGM et pour « s’occuper » de la résistance que leur oppose l’opinion publique.

Ils montrent aussi que nos dirigeants souhaitent que les « représentants de l’agriculture » et ceux de « l’industrie » – y compris certainement des géants des biotechnologies comme Monsanto – se fassent plus entendre pour contrer les « intérêts matériels » des écologistes.

Alors que les inquiétudes des citoyens vis-à-vis des OGM augmentent, la nouvelle de ces projets secrets, lorsqu’elle sera connue, va provoquer une tempête de protestations, même dans des pays qui les avaient acceptés jusqu’à maintenant.

Les citoyens ont empêché que le moindre OGM ne soit cultivé en Grande-Bretagne. En France, un des 3 seuls pays à les avoir cultivés dans une certaine quantité, a suspendu leur culture et l’opposition se renforce dans les deux autres pays, l’Espagne et le Portugal.

Totalement sur la défensive, l’industrie des biotechnologies, a répondu par une campagne de « public relation », nous expliquant qu’il fallait des OGM pour nourrir le monde, une affirmation plus que contestée. Par contre, elle a eu un certain succès auprès des gouvernements dont les ministres se sont de plus en plus prononcés en faveur de cette technologie, ainsi qu’au sein de la Commission Européenne où les lobbyistes se vantent d’avoir « d’excellentes relations de travail ».

Les réunions secrètes étaient convoquées par Jose Manuel Barroso, le président pro-OGM de la Commission et présidées par son chef de cabinet, Joao Vale de Almeida. Il était demandé à chaque Premier Ministre des 27 de nommer un représentant spécial.

Ni la liste des membres du groupe, ni ses objectifs, ni les résultats de ces réunions n’ont été rendus public. Par contre l’Independant on Sunday a obtenu des documents confidentiels, comprenant une liste des présents et les conclusions - rédigées par le président - des deux réunions tenues jusqu’à présent, celle du 17 juillet et celle du 10 octobre, il y a juste 2 semaines.

De cette liste, on peut apprendre que le Président Sarkozy et la Chancelière Merkel ont envoyé des collaborateurs proches. La Grande-Bretagne était représentée par Sonia Phippard, directrice du Département de l’Environnement, Alimentation et Affaires Rurales.

Les conclusions révèlent que les discussions ont essentiellement tourné autour de comment accélérer l’introduction des plantes GM et comment persuader les citoyens de les accepter

Les produits modifiés génétiquement doivent d’abord être autorisés par l’Union Européenne avant de pouvoir être semés ou commercialisés où que ce soit sur son territoire. Mais, bien que les responsables de la Commission leur soient fortement favorables, les gouvernements sont divisés, ce qui provoque un blocage du Conseil des Ministres qui les représentent.

Dans ce cas, les technocrates de la Commission les font passer quand même. Ils sont légalement autorisés de le faire, mais cette façon de passer outre leur avis, ne plaît ni aux gouvernements, ni aux groupes écologistes.

Dans les conclusions de la première réunion, il était demandé « d’accélérer le processus d’autorisation en se basant sur des évaluations solides, afin de rassurer l’opinion publique », alors que dans la seconde, il était demandé que « les décisions soient plus rapides, sans toutefois compromettre la sécurité ».

Mais de ces documents, il est clair aussi que Mr Barroso va bien au-delà de simples exhortations et qu’il essaye de faire en sorte que les Premiers Ministres passent par-dessus leurs propres ministres de l’Agriculture et de l’Environnement pour favoriser les OGM. On peut y lire que le président a « rappelé l’importance pour les Premiers Ministres de garder une vision plus large », « invité les participants à rapporter le contenu des discussions à leur chef d’Etat » et « souligné l’importance d’attirer leur attention sur les discussions en cours, au niveau du Conseil (des Ministres) »

Pour Helen Holder des Amis de la Terre / Friends of the Earth Europe : « L’objectif de Barroso est de faire rentrer les OGM dans l’Union européenne aussi rapidement que possible. Pour ce faire, il s’adresse directement aux Premiers Ministres et aux Présidents pour les inviter à passer par-dessus leurs ministres et remettre ceux-ci dans le droit chemin ».
chlorophylle
L’AESA SE PROPOSE CONTRE L’INTERDICTION FRANÇAISE DU MON 810 ET POUR L’AUTORISATION À LA CULTURE DE DEUX NOUVEAUX MAÏS GM


Tchernobyl génétique Disparition des semences de maïs non-OGM au Mexique
revue de presse de vendredi 31 octobre
http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?t=6171

Union européenne : "Réunions secrètes au plus haut niveau pour imposer les OGM !"
revue de presse de mardi dernier 28 octobre
http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?t=6157

Des milliers de paysans indiens se suicident après avoir utilisé des OGM
revue de presse de mardi 04
http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?p=8140#8140

Face à ces menaces, nous pensons plus que jamais comme nous l'indiquons dans notre présentation que face à l'Organisation Mondiale du Commerce doit se mettre en place une Organisation Mondiale de Consom'acteurs citoyens et solidaires
http://www.cyberacteurs.org/acteurs/index.php

Nous vous proposons donc de protester auprès du Président en exercice de l'union européenne et d'en profiter reprendre sous forme de cyber@ction la Pétition pour la transparence sur les signes de toxicité des OGM lancée par le CRIIGEN

Alain Uguen
Association Cyber @cteurs



COMMENT AGIR ?

> signer en ligne
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=339

> signer par courriel
C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :

1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre choix : Monsanto ne passera pas en Europe
5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
petitions1@www.elysee.fr
cyberacteurs@wanadoo.fr
TS-SAFETYDATASHEET@DOMINO.MONSANTO.COM

Cliquer ici :
<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr;petitions1@www.elysee.fr>
<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr,petitions1@www.elysee.fr>
Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien (les 3 si vous rajoutez celle de Monsanto)

6- Envoyez le message

Cette cyber @ction est aussi signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org
sur la gauche de notre page d'accueil vous avez nos 3 dernières cyber @ctions.

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Président de la République Française président en exercice de l'Union Européenne avec copie à Monsanto Europe et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.

############

Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
Localité :
Pays :

Monsieur le Président de la République
Président de l'Union Européenne en exercice

Nous tenons à dénoncer fermement les réunions secrètes destinées à imposer les OGM en Europe et l'avis que vient de rendre l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour qui la clause de sauvegarde française sur le maïs OGM MON810 n'est pas justifiée.

Nous citoyens, demandons à la suite du Grenelle de l’environnement et avec la grande majorité des français et des européens qui s’interroge sur ou remet en cause la nécessité des OGM dans les champs et dans les assiettes, que soient rendus publics les résultats des analyses de sang des animaux qui ont mangé ces OGM pendant le plus long temps possible, et ce pour tous les OGM cultivés ou commercialisés dans l’alimentation des humains ou des animaux en Europe. Cela devra être également effectif avant la commercialisation des nouveaux OGM. Aujourd’hui, seules les compagnies de biotechnologies réalisent ces tests de toxicité pendant 3 mois seulement, avec des mammifères de laboratoire (surtout le rat servant de modèle pour l’humain), et considèrent les résultats bruts comme confidentiels, ce que nous jugeons totalement anormal alors que le monde entier se questionne sur les effets sur la santé des OGM.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, l'expression de mon profond respect.

############



par courrier postal dispensé de timbre

Monsieur le Président de la République Française
Elysée
75000 PARIS
chlorophylle
Guide pour un noël sans OGM
04 décembre 2008

Cliquez pour voir le fichier-joint

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Greenpeace publie aujourd'hui un guide des produits avec et sans OGM centré sur les produits symboliques des fêtes de fin d'année. Foies gras, saumons d'élevages, volailles, fromages sont passés au crible. Le marché se partage clairement entre les filières dont les animaux sont nourris aux OGM et celles qui font l'effort de les exclure : le bio, certaines AOC et labels de qualité... De nombreux fromages AOC (Cantal, Reblochon, Comté ou Gruyère) ont fait cette démarche, ainsi que de gros producteurs de volailles comme Loué. En revanche, on ne peut que regretter que des groupes comme Doux, Riches Monts ou Fauchon restent sourds aux demandes des consommateurs.

« Si pour la majorité des français, plaisir, gastronomie et produits de qualité ne se conjuguent pas avec les OGM, ceux-ci se trouvent fréquemment dans les assiettes ! précise Rachel Dujardin de Greenpeace. Ce guide donne accès à une information qui n'est pas affichée sur les étiquettes des produits et permet ainsi au consommateur de faire le choix de la santé et de l'environnement. »

De nombreux produits symboliques des tables occidentales pendant la période de fêtes de fin d'année sont issus d'animaux nourris au soja GM. Et alors que des doutes existent sur l'innocuité des OGM sur l'alimentation des animaux, rien n'oblige les industriels à en faire mention... Les filières de qualité qui font l'effort de les exclure n'ont pas non plus la possibilité de le faire savoir sur les étiquettes. Majoritairement opposés aux OGM, les consommateurs n'ont donc pas la liberté de choisir entre des produits avec ou sans OGM et cautionnent ainsi malgré eux le développement de ces cultures dans le monde.

Pour réaliser ce guide, Greenpeace a envoyé un questionnaire aux industriels de l'agroalimentaire afin de savoir s'ils utilisent des produits élaborés à partir d'animaux nourris aux OGM. Selon leurs déclarations, ces produits sont classés dans l'une de ces trois catégories :

Vert : le fabricant garantit ne pas utiliser de produits animaux ou issus d'animaux nourris aux OGM. De nombreux fromages AOC ont récemment décidé de ne pas utiliser d'OGM et sont passés en vert : Abondance, Cantal, Emmental de Savoie, Gruyère, Reblochon.

Orange : le fabricant affirme avoir entamé une démarche pour exclure les OGM de l'alimentation animale, mais ne peut pas encore garantir qu'il n'en utilise plus du tout.

Rouge : le fabricant ne certifie pas que les produits animaux ou issus d'animaux, utilisés dans la fabrication de ses produits, proviennent de bêtes nourries sans OGM. Il est à noter que les fabricants qui font des efforts ont généralement intérêt à le faire savoir. C'est pourquoi les entreprises qui n'ont pas répondu et n'ont donc pas garanti l'absence d'OGM dans leurs productions sont en rouge. Les fromageries Riches Monts, la société fromagère de la Brie ou encore les producteurs de volailles Doux et Duc (à l'exception de ses volailles certifiées) s'illustrent dans cette catégorie... On peut également s'étonner qu'un grand nom comme Fauchon ne témoigne pas non plus de la moindre préoccupation environnementale.
chlorophylle
Les OGM sud-africains victimes d'un bug, la récolte est condamnée
3 avril 2009


Trois variétés de maïs OGM Monsanto sont victimes d'un bug en Afrique du Sud. La récolte des 82 000 hectares concernés est condamnée. Une simple erreur de manipulation en laboratoire pour le semencier, un échec de la biotechnologie pour les écolos. Pas vraiment de quoi rassurer les populations, à l'aube d'une crise alimentaire sévère...

Les agriculteurs sud-africains n'en reviennent toujours pas. 82 000 hectares de maïs génétiquement modifiés achetés à Monsanto ne produisent rien. D'aspect extérieur, les plantes paraissent en bonne santé : aucune trace de maladie ou de malformation. Mais les grains ne sortent pas. Ce phénomène concerne trois variétés de maïs, dans trois provinces sud-africaines.

Une erreur en laboratoire peut aujourd'hui provoquer une famine

Monsanto a avoué un problème lors du "processus de fertilisation en laboratoire", qui concernerait un tiers des agriculteurs ayant acheté les semences. La firme a aussi annoncé qu'elle indemnisera les paysans pour les pertes subies, sans en avoir encore évalué le coût. Un directeur de Monsanto en charge de l'Afrique, Kobus Lindeque, a déclaré que sa compagnie allait "revoir les méthodes de production de graines pour les trois variétés impliquées, et que des ajustements seraient effectués". Sous vos applaudissements...

Jusqu'à 80% des productions anéanties

Sur 1000 agriculteurs qui ont utilisé les semences modifiées, 280 déclarent avoir subi des dommages, jusqu'à 80% de la récolte pour certains. Mais Marian Mayet, directrice du Centre Africain sur la Biosécurité (Johannesburg), conteste les chiffres, elle demande l'ouverture d'une enquête indépendante et un moratoire immédiat sur toutes les cultures OGM. "Monsanto dit qu'ils ont fait une erreur de laboratoire, mais nous disons que c'est la technologie elle-même qui est un échec. Il est impossible de faire une 'erreur' avec trois variétés différentes de maïs" a-t-elle déclaré.

L'Afrique du Sud est un précurseur en matière d'OGM, ayant autorisé la culture et la consommation du maïs transgénique Monsanto au même moment que les Etats-Unis. Le gouvernement n'impose aucune législation particulière, ni au niveau de la production, ni au niveau de l'étiquetage. Le maïs est, en Afrique du Sud, un des produits les plus consommés. La faiblesse de la récolte de cette année menace l'équilibre alimentaire de la région.

Les trois variétés de maïs OGM sont censées, selon les brochures de Monsanto, lutter contre les mauvaises herbes et augmenter les rendements. Raté.

http://www.lesmotsontunsens.com/ogm-monsan...te-annulee-3955
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