!!! IL NE RESTE PLUS QUE 3 JOURS !!!
Cliquez pour voir le fichier-jointPour ceux qui peuvent y aller, faites un tour par la
biennale internationale du Design 2008 à Saint-Étiennehttp://biennalesaint-etienne.citedudesign.com/
Cette année, l'écologie est au centre de beaucoup des réflexions développéeshttp://biennalesaint-etienne.citedudesign....ty_eco_lab.htmlQuelles sont les démarches de design à entreprendre pour une évolution nécessaire de nos modes de vie, dans l’optique d’un monde durable ? City Eco Lab est un événement, un marché de projets nomades témoignant d’expériences développées sur le territoire. Ainsi l’événement participatif de la Biennale 2008 organisera des ateliers, des animations et des échanges autour des thèmes de la vie quotidienne : alimentation, eau, énergie, mobilité, etc. Les visiteurs seront amenés à réfléchir à leurs usages pour un monde plus durable.La scénographie est signée par le collectif EXYZT et pour avoir déjà bossé dans un cadre qu'ils avaient aménagé (l'Ososphère à Strasbourg), ça vaut en général le coup

je vous le conseille. On peut voir une petite vidéo de la préparation du site sur le deuxième lien que je vous ai mis.
Liste des exposants du City Eco Lab
Cliquez pour voir le fichier-jointLe programme de la biennale se trouve en PDF
ici*****************
Certains projets sont plus dans l'idée d'une écologie de surface, gardez l'œil ouvert
Design durable à Saint-EtienneUn vélo avec un cadre en bambou naturel, du mobilier de bureau fabriqué à partir de planchettes de cagettes de légumes, un escabeau d'appoint en carton ondulé cannelé, un hamac en sacs plastiques recyclés... Le design flirte avec le développement durable pour les dix ans de la Biennale internationale de Saint-Etienne.
Dans cet environnement, la
micro-éolienne conçue par Philippe Starck, en association avec le groupe italien Pramac, ne passe pas inaperçue. Les pales de ces éoliennes d'une puissance de 150 watts à 5 kW sont en polycarbonate, un matériau recyclable. Leur profil d'aile d'avion, mis au point avec un laboratoire de l'université de Florence (Italie), permet de produire de l'électricité, sans grand vent, à partir de 6 mètres par seconde. Pour leur créateur, ces "sculptures modernes", transparentes ou colorées, sont susceptibles d'être mieux intégrées dans un paysage urbain ou rural.
Au Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne, un autre producteur d'énergie confirme cette tendance. Avec son exposition So Watt, EDF interroge : "
Face aux défis énergétiques d'aujourd'hui, comment adopter un comportement plus économe et raisonné alors que l'électricité est parfaitement immatérielle, invisible, impalpable dans l'habitat ?" (que ce soit pas une excuse pour refourguer du nucléaire à tout va cependant

)
Avec le concours de trente designers suédois, américains, français... l'électricien présente des dispositifs de vigilance :
un interrupteur qui permet de contrôler la consommation instantanée électrique du foyer grâce à un système gradué, coloré du bleu au rouge, signalant un pic de consommation ; des carreaux de salle de bains dont les motifs s'estompent plus la douche est longue et chaude ; une multiprise qui rend visibles les consommations superflues et éteint automatiquement les appareils restés inutilement allumés.A travers ces objets, la Biennale internationale du design de Saint-Etienne s'ouvre d'autres horizons. "
Le design n'est plus assimilé à un phénomène de mode, il ne s'exprime plus seulement de façon décorative mais s'approprie des questions plus fondamentales liées à l'évolution des modes de vie, aux mutations sociales, en se décloisonnant, en se confrontant à d'autres approches", commente Elsa Francès, commissaire générale de cette sixième édition. Un réfrigérateur à casiers, à modules empilables, facilite la cohabitation de colocataires ; un panier à linge qui se double d'une machine à laver sans fil favorise le nomadisme.
Avec le projet Smart Hotel Zone, onze designers estoniens repensent le confort hôtelier : des panneaux muraux en fibre de lin, assemblés avec de la colle de caséine, "
améliorent, selon les concepteurs, l'acoustique et le microclimat des chambres" ; des draps en Tencel, une nanofibre hygroscopique, régulent le niveau d'humidité ; une taie d'oreiller fait office de réveille-matin avec un mécanisme vibrant interne qui se met en marche à l'heure convenue et s'arrête dès que la tête se lève. Cet hôtel pourrait adopter les pantoufles en kit conçues par des étudiants stéphanois, variation sur le thème des patins d'autrefois, que l'on découpe et assemble soi-même avec une simple paire de ciseaux. Tout aussi "sensibles" sont ces "
bijoux de peau à détection électronique", dont les motifs varient en fonction des mouvements et des activités biologiques de la personne qui les porte.
Ces exercices apparaissent quelque peu futiles au regard de la thématique plus durable abordée par John Thackara dans le cadre de l'exposition centrale City Eco Lab : "
L'idée selon laquelle le progrès passe par la production de davantage d'objets n'est plus vraie, estime ce philosophe, directeur du réseau d'innovation de design Doors of Perceptions. Nous avons besoin d'un nouveau modèle économique et social fondé sur une prise en compte appropriée du capital social et des systèmes environnementaux."
Cette exposition fait dialoguer projets locaux et internationaux dans les domaines de l'énergie et du climat, de la biodiversité, de l'agriculture, des transports, du bâtiment, de la santé, de l'éducation au développement durable.
Un collecteur de pluie en céramique et en textile 3D voisine avec une ferme suspendue aquaponique, destinée à produire en milieu urbain une tonne de poissons et 4 000 laitues. Le projet d'écoconstruction d'un groupe d'habitants de Saint-Etienne côtoie, lui, une expérience de micro-production et de partage local d'énergie aux Pays-Bas. Ou le service communautaire de l'Association stéphanoise pour le maintien d'une agriculture paysanne redéfini par des designers se frotte à une expérience de permaculture urbaine, un ensemble de pratiques culturales économe en énergie et respectueux des êtres vivants, au Zimbabwe.Ces pistes de réflexion seront prolongées par la Cité du design, qui ouvrira ses portes à l'automne 2009 sur le site de l'ancienne manufacture nationale d'armes de Saint-Etienne. Une structure à même d'amplifier le travail enclenché dans le cadre des six premières biennales.
Vincent Charbonnier